Divorce: Brexit: l'UE prête à fournir plus de garanties
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DivorceBrexit: l'UE prête à fournir plus de garanties

Le négociateur de l'Union européenne sur le Brexit Michel Barnier rencontrera mardi à Bruxelles les négociateurs britanniques.

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La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

La large victoire promise au Premier ministre conservateur britannique Boris Johnson aux législatives lui laisse les coudées franches pour définir quel type de Brexit il compte mettre en oeuvre, en restant plus ou moins proche de l'UE. (Vendredi 13 décembre 2019)

AFP
Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

Une diplomate britannique chargée du Brexit à l'ambassade de Washington a démissionné, fatiguée des «demi-vérités». (Vendredi 6 décembre 2019)

AFP
Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

Le débat télévisé de vendredi était le dernier avant les législatives anticipées de jeudi. En toile de fond, le Brexit était présent. (6 décembre 2019)

AFP

Michel Barnier a indiqué que l'UE était prête à fournir des garanties supplémentaires au Royaume-Uni afin de faciliter l'approbation de l'accord de divorce par le parlement britannique, dans un entretien publié samedi par plusieurs journaux européens.

La nouvelle visite de l'attorney general, Geoffrey Cox, chargé de conseiller juridiquement le gouvernement, et du ministre du Brexit Stephen Barclay interviendra à moins d'un mois du Brexit, prévu le 29 mars.

La Première ministre britannique Theresa May cherche à apporter des modifications à l'accord, dans l'espoir qu'il soit adopté par le Parlement britannique d'ici le 12 mars.

Si les députés le recalent de nouveau, elle leur demandera le 13 mars s'ils veulent sortir de l'UE sans accord. S'il refusent, elle leur soumettra le 14 mars une proposition de report «limité» du Brexit.

Mais les dirigeants européens ont averti que pour être accepté, tout report devra être dûment justifié.

Etape critique

L'attorney general continue à chercher à obtenir «des changements juridiquement contraignants au 'backstop', qui sont nécessaires pour garantir que l'UE ne pourra pas maintenir le Royaume-Uni au sein de l'UE indéfiniment», a indiqué lundi un porte-parole de Theresa May.

«Nous sommes maintenant à une étape particulièrement critique dans ces négociations», a-t-il remarqué, ajoutant que «des progrès avaient été effectués au cours des deux dernières semaines mais qu'il reste encore du travail».

Dans l'entretien publié samedi, Michel Barnier a évoqué «un document interprétatif dont la forme reste à définir, qui viendrait en plus du traité de sortie et de la déclaration politique».

Les Européens ont exclu à maintes reprises de renégocier l'accord de retrait entériné par les 27 et Theresa May en novembre 2018 mais rejeté massivement par la Chambre des communes en janvier.

Ces garanties supplémentaires concernent le «backstop», le filet de sécurité destiné à éviter le retour d'une frontière entre les deux Irlandes et, pour les Européens, à préserver le marché unique, après le divorce.

La crainte, côté britannique, est que ce dispositif ne maintienne Londres dans un territoire douanier commun et l'empêche de mener une politique commerciale indépendante. Londres veut que le «backstop» soit limité dans le temps, ou bien veut être autorisé à y mettre fin de façon unilatérale. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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