Actualisé 31.03.2017 à 10:17

UE-Royaume-Uni

Brexit: régler le divorce avant de parler d'avenir

A Malte, Donald Tusk fixe les priorités politiques de l'Union européenne, ainsi que sa vision du tempo des négociations post-Brexit.

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Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Keystone
Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

AFP
Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

AFP

L'UE pourra engager des discussions préparatoires sur sa «relation future» avec le Royaume-Uni uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. Donald Tusk l'a expliqué lors d'une conférence de presse à la Valette, à Malte.

Et ce contrairement aux souhaits de Londres, a complété le président du Conseil européen.

Les Etats-membres sont prêts à établir lors de ces discussions préliminaires «des dispositions transitoires» pour limiter l'incertitude post-Brexit. Ce projet d'«orientations de négociations» devra ensuite être adopté par les dirigeants des 27 pays fidèles à l'UE lors d'un sommet le 29 avril à Bruxelles.

Le texte présenté par Donald Tusk fixe les priorités politiques de l'Union européenne, ainsi que sa vision du tempo des négociations, qui apparaît comme l'un des premiers sujets de tensions depuis que la Première ministre britannique Theresa May a déclenché mercredi la procédure du Brexit.

Honorer les engagements financiers

Selon le projet, les 27 veulent une «approche échelonnée», mettant l'accent sur la nécessité de se concentrer exclusivement dans un premier temps sur la négociation sur le règlement de l'accord de divorce. Des «discussions préliminaires» sur la «relation future» après le Brexit pourront être engagées «dès que des progrès suffisants auront été faits dans cette première phase pour la conclusion d'un accord satisfaisant sur les modalités d'un retrait ordonné».

L'UE se préparera aussi à l'éventualité d'un échec des négociations, selon le projet d'orientations de négociations.

Le Royaume-Uni devra par ailleurs «honorer» tous ses engagements financiers, a ajouté le président du Conseil européen. (nxp/ats)

Pas de marchandage sur la sécurité

Le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson a affirmé vendredi l'engagement «inconditionnel» du Royaume-Uni pour la sécurité de l'Europe. Elle ne saurait faire l'objet d'un «marchandage» dans le cadre des négociations du Brexit.

«Le Royaume-Uni a un engagement pour la sécurité et la défense de l'Europe», a assuré M. Johnson en arrivant à une réunion de l'OTAN à Bruxelles. «C'est inconditionnel et ce n'est pas l'objet d'un marchandage dans les négociations qui ont lieu ailleurs dans cette capitale», a-t-il ajouté en référence aux tractations sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

«Nous promettons un engagement inconditionnel pour la sécurité et à la défense de l'Europe, car nous pensons vraiment qu'il y va de la sécurité et de la prospérité de toute la zone transatlantique», a martelé M. Johnson.

(NewsXpress)

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