Suisse: Brigitte Bardot vole au secours des chats errants

Actualisé

SuisseBrigitte Bardot vole au secours des chats errants

Le sex-symbol
des années soixante signe
la pétition d'une association sauveuse de minets.

par
Raphaël Pomey
Brigitte Bardot s'engage pour les animaux depuis plusieurs décennies. (DR)

Brigitte Bardot s'engage pour les animaux depuis plusieurs décennies. (DR)

Après moins d'une semaine d'existence, la pétition contre la chasse aux matous errants lancée par l'association «SOS Chats» trouve déjà un soutien taille XXL. «Sex symbol» des années 60, la mythique Brigitte Bardot a signé, vendredi, le document. «Elle a réagi hyperrapidement», commente, ravie, Tomi Tomek, présidente de l'association pro-minous basée à Noiraigue (NE). Selon cette dernière, l'autorisation de chasser toute l'année les chats errants, qui figure dans la Loi fédérale suisse, conduit à un massacre inutile de félins. En effet, un animal muni d'une puce ne se distingue pas d'un chat sauvage, affirme-t-elle.

«Quand Brigitte a reçu la pétition, elle n'a pas hésité une seconde à la signer», explique Frank Guillou, secrétaire personnel de «BB». Le système de régulation suisse, précise-t-il, est étonnant de la part d'un pays qui n'est pas «sous-développé». Il évoque des campagnes de stérilisation auxquelles a parfois participé la «Fondation Brigitte Bardot», comme alternative efficace à l'autorisation de chasser. Egalement signataire de la pétition, le Conseiller national Luc Barthassat se réjouit de la signature de «BB». Il attendra de voir l'ampleur de la mobilisation pour décider d'une éventuelle intervention sur le sujet à Berne.

La pétition est disponible sur le site de SOS Chats.

Une hécatombe?

Pour «SOS Chats», l’autorisation de chasser les matous errants conduit à un véritable «massacre». Qu’en est-il vraiment? Dans le canton de Vaud, 7 chats ont été tués en 2009, et 4 en 2008. Il s’agit, selon Tomi Tomek, d’une des régions où les tir de chats sont les plus fréquents. Une statistique des chats blessés mais non tués permettrait de mieux saisir l’ampleur du phénomène

Ton opinion