Conférence de Copenhague: Brown regrette que quelques pays aient «pris en otage» le sommet
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Conférence de CopenhagueBrown regrette que quelques pays aient «pris en otage» le sommet

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a accusé une «poignée de pays» d'avoir «pris en otage» les négociations lors de la conférence de Copenhague sur le climat, selon un message diffusé lundi par Downing Street.

La Chine a par ailleurs qualifié lundi son rôle à Copenhague d'»important et constructif».

M. Brown a réclamé que soient tirées les «leçons» de la manière dont les discussions ont été menées à Copenhague, selon les extraits d'un message d'un «podcast» qui devait être diffusé dans la journée de lundi.

«Nous ne devrions plus jamais être confrontés à l'impasse qui a menacé de faire échouer ces discussions», a déclaré le chef du gouvernement britannique, admettant avoir «craint» que le sommet de Copenhague ne se conclue sans aucun accord.

«Nous ne devrions plus jamais laisser un accord mondial devant mener à un avenir plus écologique être pris en otage par une poignée seulement de pays», a-t-il ajouté, sans citer les pays visés.

M. Brown s'est également dit «frustré» qu'aucun accord n'ait été possible sur la création d'une institution internationale uniquement dédiée à la gestion des questions environnementales.

«Je pense qu'en 2010, nous devrons étudier la réforme de nos institutions internationales pour faire face aux défis communs auxquels nous sommes confrontés en tant que communauté mondiale», a- t-il ajouté.

Reproche lancé à la Chine

Le ministre britannique de l'Environnement Ed Miliband a de son côté directement reproché lundi à la Chine d'avoir «détourné» la conférence, en s'opposant à un accord prévoyant une contrainte légale sur la réduction des émissions de CO2.

«La grande majorité des pays, développés et en développement, pensent que nous ne bâtirons un accord durable qui protège la planète que si les engagements de tous les pays sont assortis d'une contrainte légale», a-t-il expliqué dans un entretien au «Guardian».

«Mais quelques pays en développement majeurs refusent actuellement d'approuver cela», a-t-il déploré, accusant la Chine d'avoir «opposé son veto» à cette mesure ainsi qu'à un accord prévoyant un réduction de 50% d'ici à 2050 des émissions mondiales de CO2 «malgré le soutien d'une coalition de pays développés et la vaste majorité des pays en développement».

«Nous ne pouvons accepter à nouveau que les négociations sur de réelles questions de fond soient détournées de cette manière», a averti M. Miliband, décrivant la conférence comme un «processus chaotique marqué par des petits jeux procéduriers».

Rôle «constructif»

La Chine s'est défendue lundi, en indiquant avoir joué un rôle «important et constructif pour faire avancer les négociations de Copenhague pour arriver aux résultats actuels», selon le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Selon des extraits de l'entretien publiés sur le site du ministère chinois des Affaires étrangères, le chef du gouvernement assure notamment que son pays «a fait preuve de la plus grande sincérité et a déployé tous ses efforts».

Le sommet sur le climat de Copenhague a réuni du 7 au 19 décembre 193 pays et 130 chefs d'Etat et de gouvernement les derniers jours pour accoucher samedi d'un accord généralement décrit comme insuffisant et décevant.

(ats)

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