Affaire Kadhafi: Brunner: «La diplomatie a totalement échoué»
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Affaire KadhafiBrunner: «La diplomatie a totalement échoué»

La diplomatie a totalement échoué dans le cadre du litige entre la Suisse et la Libye, a déclaré samedi à Coire le président de l'UDC Toni Brunner.

«N'est-ce pas le résultat de la politique étrangère de Micheline Calmy-Rey?», a-t-il lancé.

«Je peux comprendre que le peuple n'admette pas» les excuses présentées par M. Merz au président Kadhafi, a encore indiqué Toni Brunner lors de l'assemblée des délégués de l'UDC. Et il a posé des questions.

Pourquoi M. Merz n'a-t-il pas recontré le président libyen? Pourquoi ne pas attendre le jugement du tribunal arbitral? Et pourquoi les deux otages ne sont-ils pas rentrés avec lui? «Je préfère ne pas savoir ce qui se passera si les deux otages ne sont pas rentrés en Suisse dans une semaine», a-t-il ajouté.

Election au Conseil fédéral

S'agissant de l'élection au Conseil fédéral, «M. Schwaller est quasiment élu et la gauche occupera bientôt cinq des sept sièges gouvernementaux», a déclaré Toni Brunner. «Une fois de plus la concordance est foulée au pied», a-t-il ajouté.

«C'est évidemment l'UDC qui a le droit le mieux établi à un siège supplémentaire au Conseil fédéral», a ajouté Toni Brunner. La volonté du PLR de défendre son deuxième siège «n'est nullement critiquable».

Mais Toni Brunner ne croit pas que le PLR «aura effectivement la force de résister aux assauts de la gauche». De plus, le PLR n'a «malheureusement pas voulu chercher un professionnel compétent et reconnu en dehors du cercle parlementaire».

Candidat UDC

Ce constat a poussé le groupe parlementaire UDC «à revendiquer ce qui lui revient à juste titre». Le président de l'UDC estime que le conseiller national fribourgeois Jean-François Rime a toute les compétences nécessaires pour siéger au Conseil fédéral.

«Nous attendrons les nominations dans les autres partis avant de nous déterminer», a précisé le président de l'UDC. Il va rencontrer les responsables du PLR la semaine prochaine. L'UDC décidera ensuite s'il veut faire valoir «son droit établi et incontestable» à un deuxième siège.

«Nous devons nous interroger sérieusement sur l'élection du Conseil fédéral par le peuple», a ajouté Toni Brunner. Ce point sera discuté dans l'après-midi par les délégués. (ats)

Classe politique hors-jeu

L'UDC a tiré à boulets rouges contre «la classe politique» jugée «hors jeu» à mi-législature, samedi à Coire. «La Suisse s'agenouille devant l'étranger», c'est «le chaos» dans le droit d'asile et on «étatise familles et enfants».

Le Genevois Yves Nidegger a envoyé les premières salves. Depuis la non réélection de Christophe Blocher au Conseil fédéral en décembre 2007, «la Suisse a spectaculairement perdu de son indépendance», estime le conseiller national.

«Le Conseil fédéral n'a opposé aucune résistance aux Etats étrangers» qui se sont attaqués «avec succès aux fondements de notre prospérité. La classe politique s'est surtout activée à miner les droits populaires», a-t-il ajouté.

«Grands soucis»

Yvette Estermann a dénoncé le «chaos dans le droit d'asile et des étrangers». Selon la conseillère nationale lucernoise, les citoyens «se font de grands soucis» car la Suisse est «submergée par l'immigration» et subit «une forte surpopulation étrangère».

Le conseiller national zurichois Bruno Zuppiger a dénoncé «l'étatisation des familles et des enfants». La famille traditionnelle «est de plus en plus dévalorisée» et la «reconnaissance du rôle de la mère s'est largement perdue».

Industrie de l'éducation

Pour l'UDC, a souligné M. Zuppiger, «le mariage et la famille forment la base et le noyau de la société». L'éducation doit «par principe» être de la responsabilité des parents. Le parti ne veut pas «d'une industrie de l'éducation financée par l'Etat».

Ulrich Schlüer a de son côté critiqué la politique de la formation menée actuellement. D'après le conseiller national zurichois, l'objectif réel de cette politique «est de multiplier le nombre de postes de fonctionnaires».

«Sommet de la lâcheté»

Hansruedi Wandfluh a dressé le bilan du travail fait par le Conseil fédéral durant les deux dernières années: «Tout ou presque échappe au contrôle, aussi bien la crise économique que le budget fédéral et le financement des institutions sociales».

Selon le conseiller national bernois, le gouvernement a «atteint le sommet de la lâcheté» en donnant des listes de clients de l'UBS aux autorités américaines. Et «le démontage de la place financière helvétique se poursuit joyeusement».

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