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Sauvetage des banquesBruxelles présente une addition de 3000 milliards

3000 milliards d'euros: c'est le montant des aides publiques aux banques déjà autorisées dans l'UE.

Une facture faramineuse qui tranche avec les efforts modestes consentis pour la relance et pousse Bruxelles à exiger en contrepartie de sévères restructurations.

La Commission européenne a chiffré mercredi les aides au secteur financier auxquelles elle a donné son feu vert depuis le début de la crise. Elles pèsent environ 25% du produit intérieur brut (PIB) de l'Union européenne (UE).

A titre de comparaison, pour les plans de relance face à la récession, les mesures engagées par les pays de l'UE sont évaluées à 400 milliards d'euros (600,8 milliards de francs) au total pour 2009 et 2010, soit 3,3% du PIB.

Et encore la moitié provient-elle de l'augmentation automatique en temps de crise des systèmes de protection sociale tels l'assurance-chômage. Les Etats-Unis ont appelé les Européens à mettre davantage d'argent sur la table, mais beaucoup de gouvernements rechignent à laisser filer leurs déficits.

L'impressionnante facture des aides au secteur financier européen est cependant en partie virtuelle: 2300 milliards d'euros correspondent à des garanties et ne seront dépensés que si le bénéficiaire fait défaut. Mais s'y ajoutent environ 300 milliards de bien réelles recapitalisations et 400 milliards d'aides au sauvetage ou à la restructuration.

Et l'addition pourrait encore grimper. La question des actifs douteux n'est toujours pas tranchée dans la plupart des pays, et la création de structures spéciales pour les accueillir, comme vient de l'annoncer l'Irlande, pourrait coûter cher.

(ats)

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