Basketball - Bryan Colon veut un titre avec Union, pas avec Fribourg ou Genève
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BasketballBryan Colon veut un titre avec Union, pas avec Fribourg ou Genève

Le «top scorer» neuchâtelois est reparti déçu mais pas abattu du Rocher samedi, après la défaite d’Union contre le BBC Nyon. Interview.

par
Jérémy Santallo
(Nyon)

Le résumé de la rencontre en images.

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Comme toujours, il s’est démené. À l’instar de son compère de la ligne arrière Selim Fofana (23 points), Bryan Colon a réalisé une très belle prestation offensive (22 unités) – même s’il a eu passablement de déchets, notamment en première mi-temps – samedi. Cela n’a toutefois pas suffi pour donner la victoire à Neuchâtel, vaincu 80-71 dans les ultimes minutes de la rencontre opposant Union au BBC Nyon, pour la première ronde de SB League. Interview du «top scorer» neuchâtelois avant de remonter dans le car.

Bryan, vous avez failli repartir avec la victoire ce soir (ndlr: samedi)…

C’est vrai que l’on sort de ce match avec un sentiment mitigé. Si on avait commis moins d’erreurs, on aurait pu espérer mieux. On avait les cartes en main pour battre cette belle équipe de Nyon. C’est frustrant de rentrer à Neuchâtel sans la victoire.

On a l’impression qu’une grande partie de la réussite neuchâteloise cette saison va dépendre de votre production personnelle et de celle de Selim Fofana. Vous confirmez?

C’était le cas aujourd’hui (ndlr: samedi). Je pense que (Daniel) Giddens va également bien nous aider, Noé (Anabir) aussi. Nous avons raté beaucoup de tirs ouverts contre Nyon mais cela va tourner. Le but, c’est d’avoir plusieurs joueurs capables de mettre une quinzaine de points pour être le plus dangereux possible.

Que pensez-vous du fait d’évoluer avec deux joueurs étrangers seulement?

Il y a deux raisons qui justifient ce choix: le Covid est venu bousculer les finances du club mais nous avons aussi des jeunes talentueux (il cite Martin, Granvorka, Fofana et Anabir), qui aspirent un jour partir à l’étranger. Cela va être à eux de montrer qu’ils en ont les capacités. Et à moi de les aider, en progressant au quotidien. Il ne faut pas se cacher derrière le fait que l’on a moins de joueurs étrangers, ou s’en servir comme excuse. Au contraire, les jeunes peuvent s’affirmer plus rapidement.

C’est quoi l’objectif d’Union Neuchâtel cette saison?

Je ne sais pas trop où nous situer. Si on se bat pour la 5e place, cela me semble déjà pas mal. Après, si le groupe progresse bien, il y a peut-être moyen de grappiller quelques rangs.

Ce n’est pas un peu frustrant de savoir dès le début de saison qu’un titre semble quasi inaccessible?

On ne sait jamais, cela reste du sport. Le club peut encore trouver un nouveau sponsor et bouleverser notre effectif. J’ai 28 ans et cela fait maintenant six ans que je suis à Union. Le club m’a toujours fait confiance et je suis reconnaissant par rapport à ça. En Suisse, si tu veux gagner des titres, tu essaies juste de signer à Olympic ou aux Lions et tu es quasi assuré de jouer une finale. Mais moi, ce qui me trotte dans la tête, c’est gagner un jour un trophée en tant que joueur suisse, avec Neuchâtel. Cela me plaît car ce n’est pas courant. J’espère y arriver d’ici à la fin de ma carrière.

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