Actualisé 23.08.2012 à 10:59

FranceBucarest salue l'accès au travail pour les Roms

La Roumanie a salué jeudi la décision de la France d'assouplir les contraintes pesant sur l'accès au travail des citoyens bulgares et roumains.

«Le ministère des Affaires étrangères salue la décision du gouvernement français d'assouplir les conditions d'accès au marché du travail pour les citoyens roumains et bulgares», selon un communiqué. Bucarest a également loué «l'approche constructive du gouvernement français pour l'intégration des populations roms».

Un ton qui tranche avec les passes d'armes acides qui avaient eu lieu entre la Roumanie, alors dirigée par un gouvernement de centre-droit, et l'exécutif de droite en France en 2010, suite un discours musclé de l'ancien président Nicolas Sarkozy désignant les Roms comme fauteurs de troubles. mBucarest a par ailleurs indiqué «la pleine disponibilité des autorités roumaines pour identifier et mettre en place avec ses partenaires français des projets d'insertion sociale des Roms».

Les Roms seraient plus de deux millions

La Roumanie compte une des plus importantes minorités roms d'Europe forte de près de 620.000 personnes, selon les chiffres provisoires du dernier recensement. Les Roms seraient en fait plus de deux millions, selon les ONG qui soulignent que nombre d'entre eux préfèrent ne pas se déclarer comme tels par peur des discriminations. Si l'accès à l'école pour les enfants roms a progressé en Roumanie, cette minorité fait encore face à de nombreuses discriminations notamment sur le marché du travail. Seuls 27% des Roms en âge de travailler ont un emploi stable, selon une enquête de la Fondation Soros l'année dernière.

Les Roms ne sont toutefois pas les seuls à quitter la Roumanie, un des pays les plus pauvres de l'Union européenne, pour l'étranger: environ trois millions de Roumains ont émigré, principalement en Espagne et en Italie, selon des estimations. Le ministère des Affaires étrangères a souligné qu'un de ses objectifs clés restait «la levée de toutes les restrictions sur le marché du travail dans tous les Etats de l'UE». (afp)

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