Valais: Budget 2021 de l’État du Valais largement accepté
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ValaisBudget 2021 de l’État du Valais largement accepté

Le Grand Conseil valaisan a adopté vendredi à une grande majorité un budget 2021 de relance pour surmonter la crise du Covid-19.

Les députés valaisans photographiés lors de l’ouverture de la session extra-muros du Grand Conseil à la Simplonhalle de Brigue, le 15 juin 2020.

Les députés valaisans photographiés lors de l’ouverture de la session extra-muros du Grand Conseil à la Simplonhalle de Brigue, le 15 juin 2020.

Keystone

Le Grand Conseil valaisan a adopté vendredi par 123 voix et 3 abstentions un budget 2021 de relance pour surmonter la crise du Covid-19. Une crise qui rend toutefois «impossible» l’établissement d’un budget réaliste, a admis le chef des finances Roberto Schmidt.

Le budget accepté par le Grand Conseil valaisan est pratiquement en tout point conforme à celui proposé par le gouvernement. La seule modification acceptée par le plénum et ayant une incidence financière prévoit 600’000 francs pour l’organisation de sessions du parlement cantonal extramuros en raison de la pandémie, a résumé avant le vote le président de la Commission des finances (Cofi) Stéphane Pont.

Globalement le budget présente des revenus et des charges de 3,9 milliards de francs. Il prévoit un excédent de revenus de 11,3 millions de francs environ et un excédent de financement de 800’000 francs.

Les investissements bruts se montent à 598,7 millions de francs (451,6 millions au compte 2019), dont 92,8 millions issus du Fonds de financement de l’investissement et de la gestion des immeubles de l’État (Fonds Figi).

Hausse du personnel

La hausse de l’effectif du personnel avec la création de 95,3 équivalents plein-temps (EPT), dont 9,8 intégralement financés par les tiers (essentiellement la Confédération), n’a pas fait l’unanimité. L’UDC a souhaité rouvrir la discussion sur une proposition PLR visant à supprimer dix EPT, mais le plénum ne l’a pas souhaité.

Les charges de personnel représenteront un peu plus de 1 milliard de francs, soit plus de 28% du budget. Le député Aron Pfammatter (PDC) a appelé le gouvernement à effectuer une analyse structurelle approfondie pour «trouver des potentiels d’économies».

Marge de manoeuvre «réduite»

Le député Beat Eggel (PDC) a salué la volonté de soutenir l’économie cantonale via un important volume d’investissements. Sa collègue de parti Françoise Métrailler a souligné le bien-fondé de la création d’une réserve de politique budgétaire dotée de 132 millions de francs, permettant d’assurer l’équilibre des comptes en cas de catastrophes ou de coups durs, comme la pandémie actuelle.

Le député Blaise Carron (AdG) a tiré un bilan «plus nuancé». Il s’est réjoui notamment des investissements élevés et de la création de nouveaux postes mais a déploré le rejet d’une revalorisation des salaires minimaux du personnel sanitaire.

La verte Céline Dessimoz a regretté que les priorités de son parti ne soient «souvent pas celles du parlement». À l’instar d’Aron Pfammatter et de Sandro Fux (UDC), elle constate la marge de manoeuvre réduite dont dispose le Grand Conseil sur le budget: «À part deux amendements, tous ont été refusés. On se demande si l’approbation du budget appartient vraiment au parlement», a-t-elle réagi.

«Des chiffres noirs»

«Dubitatif sur l’avenir à moyen terme», Christophe Claivaz (PLR) a demandé un futur budget 2022 «réaliste». En ce qui concerne celui de 2021, «les chiffres sont noirs mais personne ne sait s’ils le resteront en raison de la pandémie. Établir un budget réaliste est impossible», a admis Roberto Schmidt.

Le chef des finances cantonales a remercié les députés «des signaux positifs» envoyés et de la confiance accordée en votant un «budget de l’incertitude mais de relance».

(ATS/NXP)

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