Automobilisme - Buemi, le damné de la Formule E
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AutomobilismeBuemi, le damné de la Formule E

Disqualifié samedi soir pour une affaire de quelques watts utilisés en trop, l’Aiglon a été pénalisé ce dimanche, après un contact avec un adversaire.

par
Jean-Claude Schertenleib
Sébastien Buemi a encore souffert, dimanche à Londres.

Sébastien Buemi a encore souffert, dimanche à Londres.

Freshfocus

Tout le monde a compris depuis pas mal de temps que, pour exister, la Formule E devait proposer des règles aussi strictes que possible en matière d’utilisation d’énergie, dans la mesure où la discipline se veut un terrain de développement des nouvelles technologies.

Samedi, sur le circuit tracé dans les docks de Londres, Sébastien Buemi l’a appris à ses dépens: quatrième sous le drapeau à damier – jusque-là, sa meilleure course d’une saison 7 difficile pour lui –, le Vaudois a été disqualifié pour avoir utilisé quelques watts de trop durant l’épreuve.

Dimanche, parti de la onzième place de la grille, Buemi a malheureusement bloqué ses roues alors qu’il tentait de dépasser au freinage l’Allemand René Rast; cette action a été jugée illicite par la direction de course, qui a infligé une pénalité de «stop and go» de 10 secondes au pilote Nissan. Reparti dernier, Buemi est revenu en 15e position, dans une course qui s’est terminée dans la confusion la plus totale.

La manœuvre de Di Grassi

En effet, alors que la voiture de sécurité venait d’entrer en piste suite à un nouveau carambolage, le Brésilien Lucas Di Grassi (Audi) a plongé dans le couloir des stands, il a fait mine de s’arrêter à son box, avant de reprendre la piste devant tout le monde, la meute suivant à ce moment le «pace car» à vitesse très réduite. Cette présence inattendue de Di Grassi au commandement a eu des conséquences directes puisque, quand la course a été relancée, l’énervement des pilotes qui se croyaient en tête a été décuplé, de nouveaux carambolages éliminant quelques uns des hommes forts, comme le Belge Stoffel Vandoorne (Mercedes).

Après de longues minutes, la Direction de course a présenté le drapeau noir (arrêt immédiat) à Di Grassi, qui n’a pas obtempéré. Les 14 et 15 août, la double finale de Berlin devrait se jouer sous très haute tension.

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