Les griefs de Köbi Kuhn : «Bulat Chagaev se moque de l'identité locale!»
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Les griefs de Köbi Kuhn «Bulat Chagaev se moque de l'identité locale!»

Köbi Kuhn critique le président-propriétaire de Xamax. L'ancien sélectionneur de l'équipe de Suisse de foot déplore aussi l'attitude de Christian Constantin et celle de José Mourinho.

Dans une interview au magazine «L'Illustré», Köbi Kuhn (67 ans) porte un regard acéré sur le foot actuel. L'ancien coach de la Nati (de 2001 à 2008) indique ne pas porter dans son coeur le Tchétchène Bulat Chagaev, président-propriétaire de Xamax.

Köbi Kuhn estime que, contrairement au président du Servette FC Majid Pishyar qui donne l'impression d'être bien intégré à Genève, Chagaev ne l'est pas à Neuchâtel. «En imposant un slogan en russe sur le tableau électronique de la Maladière ainsi que des chants et des danses traditionnelles tchétchènes avant les matchs, celui-ci fait preuve d'un total manque de respect. Cette façon de se moquer de l'identité locale et de ses hôtes me choque profondément», dénonce Köbi Kuhn.

Constantin se prend pour Farinet...

Interrogé sur ce qu'il pense de Christian Constantin, président du FC Sion, et de son bras-de-fer avec les instances dirigeantes du football (ASF, UEFA et la FIFA), le Zurichois explique avoir «de la sympathie pour le personnage, beaucoup moins pour son combat».

Il relève que «comme toutes les activités humaines, le foot est régi par des règles qui sont faites pour être respectées». Il souligne mal comprendre l'entêtement de Christian Constantin. «Mais peut-être se prend-il pour Farinet, ce héros des Valaisans», s'amuse Köbi Kuhn.

«Mourinho devrait être licencié!»

A propos de José Mourinho, l'entraîneur du Real Madrid, Kuhn partage l'avis du défenseur de Barcelone Gerard Piqué: Mourinho est la honte du football espagnol.

«Je suis d'accord avec lui (Gerard Piqué). Le Real a un devoir d'exemplarité à assumer et le respect de l'adversaire est ancré dans sa culture. Par ses déclarations et ses gestes antisportifs, Mourinho bafoue ce dogme et salit l'image du club. Le président devrait le licencier sans attendre et sans le moindre état d'âme.»

Le foot suisse n'est pas si mal

Enfin, lorsqu'on lui demande ce qu'il pense du niveau du championnat suisse de football, il dit qu'il «ne faut pas mésestimer». Selon lui, il est «d'un très bon niveau et se révèle particulièrement équilibré cette saison. Grâce à un nivellement par le haut, la hiérarchie est bouleversée. La compétition n'en est que plus ouverte et plus disputée. C'est bon pour le spectacle et le foot suisse».

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