Actualisé 07.02.2019 à 16:33

NeuchâtelBulgari veut délocaliser toute une unité en Irlande

Une quarantaine de postes pourraient être supprimés d'ici la fin de l'année. Une procédure de consultation va démarrer.

de
Francesco Brienza
La société emploie environ 550 personnes en Suisse.

La société emploie environ 550 personnes en Suisse.

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Les employés concernés ont appris la nouvelle lundi. L'unité neuchâteloise de logistique du groupe Bulgari pourrait être délocalisée en Irlande à la fin de l'année. C'est en tous cas le souhait de la société. Le projet coûterait leur poste à une quarantaine de personnes. «S'il se concrétise, nous ferons tout notre possible pour organiser un redéploiement du personnel dans la société, ou tout le moins au sein du groupe LVMH (ndlr: propriétaire de Bulgari)», confirme à 20 minutes Jean-Christophe Babin, directeur général de la marque.

Au niveau mondial, le département logistique de Bulgari est réparti sur plusieurs sites. A Neuchâtel, on stocke les montres, produites en Suisse, mais surtout la joaillerie, produite en Italie. «L'idée est de regrouper ces stocks dans notre site logistique principal de Dublin, reprend Jean-Cristophe Babin. Et éviter ainsi l'incertitude liée à la conversion de devises.» Cette décision ne met pas en péril la pérennité de la marque en Suisse. Elle y emploie actuellement quelque 550 personnes.

Du côté des autorités, on accueille l'annonce avec fatalisme. «Chaque emploi perdu est regrettable, observe Jean-Nathanaël Karakash, Conseiller d'État neuchâtelois à la tête de l'Économie. Nous allons tout faire pour trouver des solutions d'accompagnement pour les éventuels travailleurs qui resteraient sur le carreau si le plan est confirmé. Mais je suis confiant: Bulgari est un partenaire fiable.» Chez Unia aussi, on se prépare à lutter pour sauver les emplois. «Une procédure de consultation va démarrer la semaine prochaine», indique Derya Dursun, secrétaire syndicale. Celle-ci pourrait durer quelques semaines. Et les principaux concernés? «Ils sont sous le choc, évoque-t-elle. J'ai reçu plusieurs coups de fil cette semaine. L'inquiétude est énorme. Pour eux, perdre un travail, c'est comme perdre un bras.»

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