Suède: Burkhalter et ses pairs au chevet des pays fragiles
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SuèdeBurkhalter et ses pairs au chevet des pays fragiles

Divers intervenants se sont penchés mardi sur le sort des conflits violents et des pays fragiles.

Didier Burkhalter était en Suède, mardi. (Photo d'illustration)

Didier Burkhalter était en Suède, mardi. (Photo d'illustration)

photo: Keystone

La Suisse doit traiter les causes profondes de la fragilité de certains pays et des conflits violents, a jugé mardi à Stockholm Didier Burkhalter. Le conseiller fédéral a relevé l'ampleur de cette tâche, alors que l'instabilité et la fragilité progressent.

Didier Burkhalter, qui participait à la cinquième réunion globale du Dialogue international sur la consolidation de la paix et le renforcement de l'Etat, a enjoint les participants à la réunion de poursuivre leurs efforts.

«Le besoin de traiter les causes profondes de la fragilité et des conflits violents et de se concentrer sur la prévention est devenu de plus en plus apparent depuis qui nous avons approuvé cette déclaration il y a cinq ans», a estimé le Neuchâtelois, selon la version écrite de son discours.

«La fragilité est devenue un obstacle majeur au développement», a estimé le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) «estime que plus de 60% des pauvres vivront dans des pays fragiles en 2030, alors qu'ils sont 43% de nos jours», a poursuivi le Neuchâtelois.

Suisse active

La priorité de la politique étrangère de la Suisse est d'aider des pays à quitter cette fragilité et de les sortir des situations de conflits violents, selon M. Burkahlter. Le conseiller fédéral a rappelé que la moitié des pays partenaires de la Direction du développement et de la coopération (DDC) sont considérés comme fragiles. Depuis 2012, la Suisse a renforcé son engagement envers les Etats fragiles.

Didier Burkhalter a aussi fait le bilan des quatre premières années du Dialogue international. «L'hypothèse de base que la fragilité et les conflits violents constituent une des plus grandes menaces pour le développement est largement reconnue aujourd'hui». Ces menaces sont prises en compte par le 16e point des Objectifs du développement durable (ODD).

La réunion du Dialogue international devait se conclure par une déclaration politique soulignant l'importance d'un engagement à long terme de tous les acteurs concernés pour chercher à remédier aux causes de la fragilité et des conflits violents.

Rencontre bilatérale

En marge de cette réunion, Didier Burkhalter devait également prendre part à une discussion dédiée à la crise actuelle des migrants et des réfugiés.

Par ailleurs, le chef de la diplomatie suisse a rencontré son homologue suédoise Margot Wallström, a indiqué le DFAE dans un communiqué. Tous deux ont échangé sur la mise en oeuvre de l'initiative contre l'immigration de masse et de son influence sur les relations entre la Suisse et l'Union européenne.

Didier Burkhalter a fait savoir à Margot Wallström que la Suisse comptait parvenir d'ici l'été à une solution avec l'UE. Les deux ministres ont également abordé d'autres thèmes bilatéraux, ajoute le DFAE sans entrer plus dans le détail. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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