Actualisé 14.10.2015 à 04:59

Genève

Bus électrique sans fil prêt à débarquer au centre-ville

L'État veut investir 15 millions pour équiper une ligne TPG avec une technologie inédite. Cette innovation locale pourrait ensuite être exportée.

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Les bus équipés se rechargent en 20 secondes aux arrêts et en 5 minutes aux terminus.

Les bus équipés se rechargent en 20 secondes aux arrêts et en 5 minutes aux terminus.

Plus souple, moins chère, moins bruyante et plus écologique: sur le papier, la technologie TOSA cumule les avantages. Testé depuis deux ans sur un tronçon de 3km entre Palexpo et l'aéroport, le programme de bus électrique sans fil doit transformer l'essai. Le Grand Conseil se penchera dès jeudi sur un crédit de 15 millions demandé par l'Etat, qui souhaite équiper et exploiter dès l'année prochaine une ligne entre Carouge et Cointrin avec TOSA (12km et 10'000 passagers par jour).

Pour rappel, le système permet aux trolleys de recharger leurs batteries en énergie 100% renouvelable aux arrêts et de s'affranchir ainsi des peu esthétiques câbles aériens. Il a été développé, entre autres, par les TPG, les Services industriels et la société ABB Sécheron. L'Epfl participe également au projet. Sur la ligne qu'espère ouvrir le Canton, TOSA permettrait d'économiser 410'000 litres de diesel et 500'000 francs par an par rapport à des véhicules classiques.

De fait, l'idée séduit. Berne a promis une enveloppe de 3,4 millions si le parlement vote le projet de loi. Et malgré un contexte budgétaire austère au bout du lac, «ce n'est pas le moment de s'arrêter d'investir dans les infrastructures», juge le PLR Antoine Barde. Sa collègue de la commission des Transports, la Verte Lisa Mazzone, acquiesce: «Le développement d'une technologie locale permettrait de créer des emplois». L'Etat espère d'ailleurs exporter TOSA à l'horizon 2020. La ville de Nantes serait déjà intéressée.

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