Actualisé 14.12.2008 à 21:55

Bush en IrakBush assure que la victorie est «proche»

Le président américain George W. Bush s'est rendu dimanche à Bagdad pour une visite d'adieu à l'Irak.

Il a estimé que l'intervention américaine de 2003 avait été difficile mais nécessaire et a assuré que la victoire était «proche».

«La guerre n'est pas finie, mais avec la conclusion des accords (de sécurité entre l'Irak et les Etats-Unis), le courage du peuple et des soldats irakiens, des militaires et du personnel civil américains, nous sommes résolument sur la voie de la victoire», a-t- il affirmé après la signature symbolique avec le Premier ministre Nouri al-Maliki de cet accord auquel il tenait tant.

Le président américain a justifié une nouvelle fois l'intervention militaire menée par les Etats-Unis en mars 2003.

«La tâche n'a pas été facile mais elle était nécessaire pour la sécurité américaine, l'espoir des Irakiens et la paix dans le monde», a déclaré M. Bush à l'issue de sa rencontre avec son homologue irakien Jalal Talabani.

Hadley content

Dans la «zone verte», secteur ultra-protégé de la capitale, où se trouve la résidence du Premier ministre, il a paraphé de manière symbolique l'accord bilatéral, signé officiellement en novembre, qui fixe le cadre du retrait total des 146 000 soldats américains d'Irak d'ici la fin 2011. Cet accord mettra fin à huit ans de présence militaire en Irak.

Selon ce pacte, les unités de combat de l'armée américaine devront avoir quitté les villes, villages et localités d'ici le 30 juin 2009.

A Bord d'Air Force One emmenant M. Bush en Irak, le conseiller présidentiel américain à la sécurité nationale, Stephen Hadley, s'était félicité dimanche de la «relation différente» qui s'établit entre les Etats-Unis et l'Irak, où les Américains jouent un rôle de plus en plus «subordonné».

Accueilli à l'aéroport de Bagdad par le commandant de la Force multinationale en Irak, le général Raymond Odierno, M. Bush a également rencontré les principaux dirigeants irakiens, qui sont arrivés au pouvoir grâce à la chute du dictateur Saddam Hussein en avril 2003. Il a embrassé Abdel Aziz al-Hakim, un des principaux soutiens chiites du gouvernement.

Ami du peuple irakien évoqué

D'ailleurs, M. Talabani a lui témoigné sa reconnaissance à ce «grand ami du peuple irakien», pour avoir changé la donne après une dictature de 24 ans. «Il nous a aidés à libérer notre pays», a dit le chef de l'Etat irakien.

M. Bush, qui quitte ses fonctions le 20 janvier pour laisser la place au président élu Barack Obama, s'était déjà rendu en Irak en novembre 2003, le jour de Thanksgiving, en juin 2006 et en septembre 2007. Mais c'est la première fois qu'il vient dans un pays relativement pacifié.

Le président élu Obama a dit et répété lors de la campagne électorale qu'il souhaitait un retrait des troupes américaines dans les 16 mois suivant son investiture, un départ rapide souhaité par une majorité de la population américaine, selon des sondages.

M. Obama a réaffirmé le 1er décembre qu'il souhaitait un retrait de toutes les brigades de combat américaines d'Irak en 16 mois, tout en assurant qu'il écouterait les conseils des militaires.

Accusés par les proches de Sadr

Samedi, lors d'une visite du secrétaire américain à la Défense Robert Gates à Balad, au nord de Bagdad, M. Odierno avait lui affirmé que des militaires américains resteraient après juin 2009 dans les villes et villages du pays pour conseiller et entraîner l'armée irakienne.

Ces déclarations ont poussé le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr, qui est hostile à la présence américaine en Irak, à accuser dimanche les Américains de ne pas tenir parole.

Le ministère irakien de la Défense a lui affirmé dimanche être en mesure d'assurer la sécurité des opérations de vote lors des élections provinciales prévues le 31 janvier prochain.

Ce scrutin est le premier entièrement organisé et contrôlé par les autorités irakiennes depuis la chute de Saddam Hussein. (ap)

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