Actualisé 28.09.2006 à 22:09

«C'est l'histoire d'une vieille qui tue des chats par amour»

Marina Rosset parle d'«Après le chat». Son premier film d'animation présenté dans la Nuit du court métrage, ce soir à Genève.

«J'avais très envie de réaliser un film d'animation. D'être invitée dans les festivals», confie, un brin nerveuse, Marina Rosset. L'apprentie cinéaste de 22 ans a du mal à parler d'elle. Et, surtout, à défendre son film qui sera présenté au Cinéma City ce soir, lors de l'inauguration de la tournée 2006 de la Nuit du court métrage.

«C'est l'histoire d'une vieille dame en mal d'affection qui devient tueuse de chats par amour pour un empailleur», résume-t-elle du bout des lèvres. Consciente qu'il faut communiquer avec plus d'enthousiasme, elle ajoute aussitôt: «Il y a de belles couleurs. C'est le principal compliment que l'on m'a adressé depuis que le film a été montré dans une vingtaine de salles en Suisse et à l'étranger.» D'une durée de quatre minutes, cette première œuvre respecte les règles contraignantes du genre.

Sa réalisation en 2005 a pris quatre mois et a obligé la Lausannoise à plancher sur plus de 2000 dessins. «J'ai toujours beaucoup dessiné sans bien savoir quoi en faire», avoue-t-elle. Une hésitation qui a pris fin en 2003. L'artiste s'inscrit alors dans la section cinéma de la réputée école de la Cambre, à Bruxelles. En 2004, elle rejoint la HGKL à Lucerne. «Je suis ravie que le film ne reste pas enfermé dans un tiroir», relève-t-elle.

Après une tournée dans les principales villes romandes et au Tessin, le film arrivera à Lausanne le 17 novembre. Une nuit du court qui promet d'être très longue et animée pour les fans du genre.

Giancarlo Mariani

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