«C'est la première fois que l'on détecte ce produit dopant»
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«C'est la première fois que l'on détecte ce produit dopant»

Le cycliste italien Riccardo Ricco a été contrôlé positif à la CERA, un EPO de troisième génération. Chez Antidoping Suisse, on se félicite de cette découverte.

Après ce troisième cas de dopage sur le Tour de France, «20 minutes online» fait le point de la situation avec Matthias Kamber, chef du service de prévention du dopage chez Antidoping Suisse.

- Comment réagissez-vous à ce nouveau cas de dopage sur le Tour de France?

- C'est la première fois que l'on détecte le CERA (ndlr: Continuous Erythropietin Receptor Activator, une EPO retard, de troisième génération) chez un coureur. Ce produit a été introduit ce printemps sur le marché. Nous avons travaillé avec le Laboratoire suisse d'analyse du dopage à Lausanne sur le CERA. C'est toujours un challenge de voir si l'on peut détecter un nouveau produit. Je suis très heureux du résultat.

- Etes-vous surpris de constater que trois cas de dopage ont déjà marqué la Grande Boucle?

- Non, franchement cela ne me surprend pas. Les contrôles ne sont plus réalisés par l'Union Cycliste Internationale (UCI). C'est un avantage. J'étais en faveur d'une agence indépendante (ndlr: sur le TDF, c'est l'Agence française de lutte contre le dopage qui fait la chasse aux tricheurs).

- Quel est l'avenir de la lutte contre le dopage?

- Il y a beaucoup d'évolution. Nous sommes en train d'introduire le passeport biologique avec hormone. Si on commence à travailler avec les jeunes athlètes d'endurance, je pense que l'on peut aller de l'avant. Si les coureurs constatent qu'avec les outils dont nous disposons dans la lutte contre le dopage, il sera très difficile de se doper sans se faire prendre, le dopage va diminuer.

Didier Bender

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