12 000 signatures nécessaires: C'est parti pour la troisième initiative pour «Sauver Lavaux»
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12 000 signatures nécessairesC'est parti pour la troisième initiative pour «Sauver Lavaux»

Franz Weber lance vendredi la récolte de signatures de sa 3e initative pour «Sauver Lavaux».

Il a jusqu'au 20 juillet pour réunir 12 000 signatures.

«Il y a danger à Lavaux», clame Franz Weber. «La pression de la spéculation immobilière ne cesse d'augmenter. Il n'y a jamais eu autant de demandes de permis de construire que ces dernières années. Il est urgent de crier halte au bétonnage, halte au laxisme des autorités», explique jeudi l'écologiste montreusien.

Application pas assez rigoureuse

Franz Weber se félicite du succès de sa première initiative «Sauver Lavaux» de 1977 qui a assuré la pérennité du vignoble. Mais il déplore que la loi d'application de 1979 ne soit pas assez rigoureuse.

«La volonté populaire est manifestement méprisée. Nous en avons marre de faire tous les jours des oppositions pour empêcher les grues. Nous allons faire nous-mêmes la loi d'application», a-t-il dit.

Concrètement, Franz Weber lance cette fois-ci une initiative législative rédigée de toutes pièces. Une fois les signatures réunies, le texte sera soumis au Grand Conseil qui pourra l'approuver ou non. En cas de oui, l'initiative entrera directement en vigueur. En cas de non, elle sera soumise au vote des Vaudois.

Urbanisation des crêtes

Les initiants s'inquiètent de l'urbanisation des crêtes de Lavaux. «Nous voulons restreindre les possibilités de bâtir autour des villages, car il y a aujourd'hui énormément de possibilités de construire», note Suzanne Debluë, secrétaire de «Sauver Lavaux».

Dans les villages, les constructions nouvelles seront en principe interdites, sauf en cas de besoins liés à la viticulture. Le texte prévoit que les personnes qui se sentiront lésées pourront faire recours devant les tribunaux.

Pas un musée

Franz Weber se défend de vouloir mettre sous cloche la région. «Lavaux n'est pas un musée. Les vignerons y gagnent leur vie», a-t- il déclaré. Il promet d'expliquer à la population «dans un langage simple ce texte compliqué». Et il annonce que le texte de l'initiative a été validé par le professeur de droit lausannois Etienne Grisel.

(ats)

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