Actualisé 11.03.2013 à 11:42

Amon Tobin

«C'est rigolo de voyager dans un vaisseau spatial»

Le producteur electro présentera son live électronique, «Isam: 2.0»,
le lundi 11 mars 2013 à Caprices. Le Brésilien explique comment est né ce show.

de
Fabien Eckert
Le Brésilien de 41 ans (méd.) bluffe à chaque fois le public avec son show.

Le Brésilien de 41 ans (méd.) bluffe à chaque fois le public avec son show.

Le musicien n'est pas un DJ d'electro comme les autres. Loin de lui le star system et les boîtes d'Ibiza. Amon Tobin privilégie les expériences sonores. Et quand elles sont mises en scène dans «Isam: 2.0», la calque est magistrale.

Comment avez-vous crée votre live?

L'idée de base et de jouer ma musique comme si c'était un film. Il y a une narration et la musique interagit avec elle.

Pourquoi proposer un live et pas un simple DJ set?

Un mec derrière son ordinateur ça devient vite lassant à regarder. D'où l'idée de créer un environnement visuel qui raconte l'histoire de la musique que je joue.

Techniquement, quel procédé utilisez-vous pour projeter vos images?

C'est du mapping. A la différence que les visuels sont projetés sur une structure fixe en 3D. Je me situe au centre de l'installation, dans un petit cocon. De là, je contrôle aussi bien la musique que les images.

Vos platines sont donc directement reliées aux beamers?

Comme ce n'est pas un DJ set, il n'y en a pas. J'ai une série d'ordinateurs portables et des tables de contrôles dans mon cube. Ce sont eux qui me permettent de déclencher les séquences sonores et visuelles. En plus de moi, un de mes amis technicien se situe dans la salle pour contrôler la balance des blancs et ajouter encore des effets. C'est également lui qui est en charge du développement du logiciel qui nous permet ce show. C'est un sacré travail!

N'est-ce pas ennuyant pour vous de n'apparaître que rarement aux yeux du public durant votre live?

Non, c'est tout le charme du live! Et de ne pas apparaître est devenu ma marque de fabrique En tant qu'artiste électronique, il n'y a aucune raison d'être sous les feux de la rampe durant mes concerts.

Que me répondez-vous si je vous dis que les visuels de votre live sont si bluffants qu'ils font passer la musique au second plan?

Durant un opéra, la question de qui prend le dessus entre l'histoire, la musique, le décor ou la chorégraphie ne se pose pas. C'est exactement pareil pour mon live. C'est plus simplement une performance sonore et visuelle. Les deux aspects sont dépendants l'un de l'autre. Ils ne sont pas en conflit.

Que faîtes-vous les minutes précédant votre concert?

Je me couvre de confiture en récitant l'Enfer de Dante pendant que des diablesses me prodiguent des fellations.

Vos live ressemblent à un voyage de science fiction...

C'est toujours rigolo de voyager à bord d'un vaisseau spatial, non?

Pouvez-vous encore improviser durant vos shows?

Théoriquement je pourrais. Mais comme je raconte une histoire, improviser n'aurait pas vraiment de sens. Ça chamboulerait toute ma narration.

Que connaissez-vous de notre pays?

Tout ce que je sais provient d'«Astérix chez les Hélèvtes». Je suis donc plutôt bien informé.

Allez-vous profiter de votre séjour dans les Alpes pour tenter de skier?

Non. Je suis une merde sur des skis. Je suis un danger non seulement pour moi-même mais aussi pour les autres.

Amon Tobin

Lundi 11 mars 2013, 23h30, scène The Tube. Infos et billets: www.caprices.ch

Suivez toute l'actualité de la musique et des festivals sur les réseaux sociaux avec «20 minutes»:

LES HORAIRES DU LUNDI 11 MARS 2013

The Moon

19h Leila

20h30 Björk

22h45 The Weeknd

The Tube

23h45 Amon Tobin

I Love Live

19h45 Oil

20h45 Vkee

21h45 Sunisit

22h45 Amiant

Après-ski

16h Mnemosyne

17h15 Marc Aymon

Dès 18h15 Andres-Marcos, Revellado, Mrz et Storlon.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!