Mort du jeune Silas: «C'est triste que la police soit si incompétente»

Actualisé

Mort du jeune Silas«C'est triste que la police soit si incompétente»

La soeur de l'homme ayant découvert samedi le corps sans vie de Silas avait contacté la police au lendemain de sa disparition, soit lundi 23 janvier, pour signaler la présence de traces suspectes dans la neige.

par
ct/ofu
Une enquête a été ordonnée afin d'établir les circonstances de la mort de Silas.

Une enquête a été ordonnée afin d'établir les circonstances de la mort de Silas.

Digitalbe

Trois jours après la découverte de la dépouille de Silas, 13 ans, le frère de l'homme qui l'a retrouvé critique le travail de la police cantonale fribourgeoise: «C'est triste qu'elle soit si incompétente.»

Contacté par «20 Minuten», il explique que leur soeur a découvert les empreintes de Silas dans la neige, et cela au lendemain de sa disparition, soit lundi il y a une semaine. «Elle a photographié les traces et a remis les clichés à la police avec une carte de l'endroit où elle les avait vues.» Mais comme le jeune homme n'a pas été retrouvé au cours des jours qui ont suivi, elle aurait demandé à son frère d'aller jeter un oeil pour vérifier.

«Personne n'a suivi ces traces pendant une semaine»

Le Fribourgeois ayant parlé avec nos collègues alémaniques précise: «Personne n'avait suivi ces traces pendant toute une semaine. La police a pourtant dit qu'elle avait vérifié chaque indice et qu'elle avait fouillé minutieusement le secteur. C'était un mensonge.» L'homme assure que, contrairement à ce que les forces de l'ordre ont laissé entendre, l'endroit où le cadavre a été découvert peut facilement être atteint en baskets.

«Tous les indices ont été pris très au sérieux»

Contactée, la police cantonale confirme avoir reçu le fameux indice lundi, au lendemain de la disparition de Silas. Mais selon les agents, les traces n'allaient pas que dans un sens, mais dans les deux sens, ne laissant rien supposer d'anormal. Le porte-parole Bernard Vonlanthen assure par ailleurs que le secteur a bel et bien été fouillé. Et d'ajouter: «Tous les indices ont été pris très au sérieux.»

«Nous sommes incroyablement tristes»

L'école de Silas a installé une petite chambre où ses camarades peuvent se retirer pour faire leur deuil. «Nous sommes incroyablement tristes», explique le directeur Bernhard Schafer. L'établissement fait au mieux pour prendre en charge les élèves, tout particulièrement ceux qui étaient dans sa classe. Une unité spéciale, composée de psychologues et de travailleurs sociaux, a été mise sur pied pour assister les écoliers.

Ton opinion