Valais: «C'est un vrai tremblement de terre»
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Valais«C'est un vrai tremblement de terre»

Pascal Couchepin livre son analyse sur le net recul enregistré par le PDC lors des élections valaisannes de dimanche dernier.

par
Frédéric Nejad Toulami
L'ex conseiller fédéral livre son analyse de l'élection de dimanche dernier en Valais.

L'ex conseiller fédéral livre son analyse de l'élection de dimanche dernier en Valais.

Contrairement à l'avis de nombreux analystes politico-médiatique, l'ancien conseiller fédéral radical valaisan voit dans les résultats de dimanche un aspect positif.

– Que vous inspire le faible score réalisé par le PDC ?

– C'est un tremblement de terre que de voir le Parti démocrate-chrétien réaliser un score aussi bas en Valais. C'est une première historique! Certes, la présence féminine sera en baisse au prochain Grand Conseil, et c'est dommage, mais le Valais se modernise! Qu'est-ce que le modernisme? Un parti qui gouverne seul ou un système pluraliste?

– Vous attendiez-vous au succès de l'UDC, et notamment à la première place remportée par Oskar Freysinger?

– Freysinger a fait un tabac; il a engrangé des voix grâce à son travail de terrain. Il rayonnait dimanche comme un comédien de théâtre à la fin d'une représentation. Mais le passage du théâtre à la réalité politique sera différent.

– Et quel constat tirez-vous des résultats du premier tour?

– Ces résultats ont tout bouleversé. La principale question est: avec 38% des voix, le PDC peut-il prétendre à 60 sièges au Grand Conseil et à trois sièges au Conseil d'Etat?

– Poser la question ainsi, c'est y répondre, non?

– Mais, est-ce sain que la minorité détienne la majorité? Je crains une instabilité en Valais à cause de l'attitude du PDC. Ce parti devrait avoir à l'esprit l'attitude du PDC fribourgeois. Et donc céder son troisième siège à la deuxième force politique du Valais: le PLR.

Hommage au courage de Varone

Hué en septembre,lors d'un congrès du PLR cantonal à Conthey, pour avoir douté de la candidature du chef de la police, Pascal Couchepin salue aujourd’hui le sens des responsabilités et le courage de Christian Varone. «Il a été un bon candidat. Quant à Léonard Bender, c'est un homme aguerri qui a un bon contact avec la presse et qui connaît bien le Valais.» Et l'ex-conseiller fédéral de rappeler qu'en politique, «il faut idéalement prévoir, mais surtout il faut savoir s'adapter. Or, c'est bien ce qui a été fait lors de l'assemblée de lundi soir.»

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