Actualisé 12.10.2008 à 13:47

La crise expliquée aux enfants

«C'est une grande fête qui tourne mal»

La ministre allemande de la famille Ursula von der Leyen a tenté d'expliquer dimanche la crise financière actuelle aux enfants.

Elle compare la situation à «une fête gigantesque» où tout est permis mais qui finit mal.

«Imaginez que vous participez une fête gigantesque. Tout est permis, aussi longtemps que les parents ne remarquent rien. Le slogan, c'est: encore plus, plus fort et sans gêne. Celui qui risque le plus est le roi de la fête», écrit la ministre allemande, mère de sept enfants, dans une tribune publiée dimanche dans le Bild am Sonntag.

«Tous participent et s'amusent énormément. Mais tout d'un coup la fête est finie. Vous vous enfuyez et vous avez une gueule de bois terrible. Certains se plantent complètement et atterrissent en soins intensifs, la police arrive et pose des questions désagréables», poursuit Mme von der Leyen.

«Vos parents sont furieux parce que vous avez fait ça dans leur dos, mais en même temps ils se font des reproches parce qu'ils n'ont pas fait assez attention. Plus personne ne plus fait confiance à quiconque, tout le monde accuse les autres».

Pas de règles

«Voilà comment ça c'est passé sur le marché financier mondial. Les crédits, c'est-à-dire les dettes des autres, ont été vendus dans tous les sens. Les acheteurs et les vendeurs - ce sont les banques d'investissement - ont gagné beaucoup d'argent grâce à ça. Et jusqu'à présent, celui qui bâtissait les plus beaux châteaux d'air et développait les produits financiers les plus exotiques trônait tout en haut», explique la ministre conservatrice.

«Il n'y a presque pas de règles, parce que tout fonctionne si bien comme ça. Les autorités de surveillance internationales pour les banques sont occupées à autre chose ou bien se laissent bercer. Jusqu'à ce que la bulle éclate, que tout perde en valeur, que les cours en bourse s'écroulent», poursuit Mme von der Leyen.

«La leçon que nous en tirons: celui qui l'ouvre le plus grand n'est pas le plus malin. Et celui qui est payé pour faire attention doit le faire!».

Et de conclure: «nous avons besoin de règles pour garder une vue d'ensemble. Celui qui ne s'y tient pas doit être puni en conséquence. L'Etat ne doit pas intervenir en tout, mais poser le cadre. Sinon, nous payons tous les pots cassés». (ats)

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