Actualisé 02.10.2008 à 17:53

Aigle

«C'étaient pas des tendres. Ils voulaient faire mal»

Un des deux policiers témoigne après son agression et celle d'une contrôleuse CFF en août. L'enquête continue.

de
Sébastien Jost

«Je n'avais jamais vu une violence pareille contre une personne autre qu'un policier, témoigne Matthieu*. L'employée CFF a vraiment ramassé.» Valaisan, membre de la brigade de sécurité publique de Genève, il est un des deux agents agressés dans un train à Aigle au début d'août. D'une grande brutalité, l'incident a donné lieu à une enquête qui est toujours en cours.

Les deux gendarmes étaient en congé et rentraient dans leur canton d'origine. Ils ont été frappés lorsqu'ils sont venus prêter main-forte à une contrôleuse prise à partie par trois resquilleurs. «Ces gars, c'étaient pas des tendres, relève le policier. Quand ils nous ont vus, ils se sont dit: «Chouette, on va pouvoir casser du flic. Ils avaient envie de faire mal.» Coups de poing, de coude, de béquille, les trois agresseurs de 24 et 25 ans s'en sont donné à cœtur joie. Les policiers ont pu se défendre.

L'employée des CFF qui était descendue sur le quai été la plus sérieusement touchée. «Un des agresseurs nous a lancé des pierres avec une violence incroyable. La contrôleuse en a pris une en pleine poitrine, se révolte Matthieu. J'ai vraiment eu peur pour elle.»

*Prénom fictif

Toujours pas inculpés

Deux mois après les faits, les agresseurs n’ont pas été formellement inculpés. Le juge d’instruction de l’Est vaudois poursuit son enquête. Il doit encore entendre les trois individus dont un aurait un casier judiciaire chargé. Il faudra patienter pour savoir pourquoi la police n’a pas informé la justice après les faits et n’a pas interpellé les agresseurs. Ceux-ci n’ont été qu’identifiés.

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