Actualisé 16.06.2019 à 09:55

Voile

«C'était de la survie plutôt que de la navigation»

Vainqueur du 81e Bol d'or à la barre de Ladycat, Yann Guichard a raconté son samedi épique sur le Léman, qui a été balayé par un violent orage.

de
Oliver Dufour, Genève

Les émotions étaient vives à l'arrivée du vainqueur de la 81e édition du Bol d'or, samedi soir à la Société Nautique de Genève. Après 10h 36' 21'' de course endiablée, le catamaran modifié Ladycat a franchi la ligne en conquérant pour la quatrième fois de son histoire, devant les D35 Ylliam et Alinghi.

La course a été marquée par un violent orage qui a fait passablement de dégâts au sein de la flotte de 465 voiliers engagés. «C'était par moments plutôt de la survie que de la navigation», a raconté un Yann Guichard émoussé et grelottant. Le skipper français a su mener son multicoque à bon port, mais a vécu un gros quart d'heure d'éléments déchaînés. «Il a fallu que nous nous arrêtions une dizaine de minutes à la cape pour laisser passer le grain. Le vent est monté de 2 nœuds à au-delà de 50 nœuds (plus de 90km/h) en une seconde! Ensuite nous avons pu repartir. On savait que ça allait venir et on avait de bonnes infos météo, mais on a tout de même été surpris de la vitesse à laquelle c'est monté.»

De son côté, Dona Bertarelli, blessée dans les jours qui ont précédé la régate, n'a pas pu naviguer aux côtés de son équipage habituel à bord de Ladycat. La propriétaire du bateau a tout de même suivi la course de près sur l'eau et a vécu de l'intérieur la violence de la tempête. Les interviews vidéo de Yann Guichard et Dona Bertarelli sont visibles ci-dessus et ci-dessous.

Interview de Dona Bertarelli, propriétaire de Ladycat

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Alinghi et les 464 autres bateaux au départ du 81e Bol d'or ont souffert samedi en fin de journée. L'orage a fait des dégâts au sein de la flotte.

Alinghi et les 464 autres bateaux au départ du 81e Bol d'or ont souffert samedi en fin de journée. L'orage a fait des dégâts au sein de la flotte.

Loris von Siebenthal
La violence des vents a forcé de nombreux équipages à abandonner sur casse matérielle.

La violence des vents a forcé de nombreux équipages à abandonner sur casse matérielle.

Loris von Siebenthal
Certains bateaux ont chaviré et leurs équipages ont dû être secourus par les sociétés de sauvetage du Léman.

Certains bateaux ont chaviré et leurs équipages ont dû être secourus par les sociétés de sauvetage du Léman.

Loris von Siebenthal

Revivez la course jusqu'à l'arrivée des vainqueurs

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