MotoGP: «C'était un moment spécial»
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MotoGP«C'était un moment spécial»

En posant aux côtés des vingt-trois meilleurs pilotes du monde, Tom Lüthi est vraiment devenu pilote MotoGP.

par
Jean-Claude Schertenleib
Doha
Thomas Lüthi a découvert que les pilotes sont nettement plus sollicités dans la catégorie reine.

Thomas Lüthi a découvert que les pilotes sont nettement plus sollicités dans la catégorie reine.

Keystone/Noushad Thekkail

Le pilote bernois va enfin découvrir la catégorie reine, au cours d'une saison qui démarre dimanche. Il s'est confié à l'approche de la première compétition de l'année, sur le circuit de Losail, à Doha, au Qatar.

Thomas, cette fois, on y est?

J'avais vécu un premier moment fort en Malaisie, quand j'avais pris la piste pour la première fois. Mais de me retrouver avec tous les meilleurs sur la photo officielle, oui, cela fait quelque chose.

Cette veille d'essais est-elle différente des précédentes?

Pas seulement cette journée, toute la semaine! J'ai l'impression d'être devenu un top model, j'ai posé pour tant de photographes! Je sais que ça fait partie du jeu. Plusieurs de mes nouveaux collègues sont d'ailleurs venus me taquiner en me disant: «Cette fois, tu comprends la différence?»

Il y en a d'autres. Quelle est la principale par rapport à la Moto2?

J'ai encore beaucoup de travail devant moi, je dois accumuler les tours, apprendre encore plus. C'est le premier week-end de course, mais je dois le prendre comme un test supplémentaire.

C'est complexe à ce point?

Ces dernières années, quand je découvrais ma nouvelle Moto2, j'avais compris l'essentiel après quelques tours. Cette fois, ce n'est de loin pas le cas, je ne peux pas encore dire que la Honda est «ma» moto. Mais cela viendra.

Le grand public a de la peine à comprendre: une moto reste une moto, non?

Oui, mais les comportements sont totalement différents. Avec la MotoGP, je dois beaucoup plus utiliser le frein arrière; et dans les virages, alors que j'essayais de me faire le plus petit possible sur la Moto2, je dois désormais me montrer plus présent physiquement. C'est un processus qui prend du temps.

Un sacré défi?

C'est cool d'être avec les meilleurs... Mais on voit justement pourquoi ce sont les meilleurs. En Moto2, le niveau était très élevé devant, ici, il est compact de la première à la dernière place.

Le «Doc» continue pour se sentir bien

Neuf fois champion du monde, Valentino Rossi a prolongé son contrat avec Yamaha pour deux saisons supplémentaires, soit jusqu'à fin 2020. «Quand j'ai signé mon précédent contrat, en mars 2016, je me demandais si ce serait le dernier en MotoGP, a rappelé l'Italien de 39 ans, 5e du championnat du monde 2017 avec six podiums, dont un succès. Je m'étais donné ces deux ans pour décider. Je suis arrivé à la conclusion que je veux continuer à courir, car être un pilote de MotoGP est ce qui me permet de me sentir bien.» L'annonce intervient alors que Rossi s'apprête à entamer sa 23e saison sur le circuit, la 13e avec Yamaha (de 2004 à 2010 et depuis 2013), ce week-end au GP du Qatar.

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