Alimentation durable: Ça a l’air d’un avocat, ça en a le goût, MAIS c’est pas un avocat

Ce nouvel aliment a été créé par Arina Shokouhi, étudiante en design à la Central Saint Martins à Londres

Ce nouvel aliment a été créé par Arina Shokouhi, étudiante en design à la Central Saint Martins à Londres

Photos et vidéo: Arina Shokouhi / University of the Arts London
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alimentation durableÇa a l’air d’un avocat, ça en a le goût, mais c’est pas un avocat

Ecovado est une alternative écologique au fruit dont la culture est décriée. Ce substitut, conçu au Royaume-Uni, est composé de produits locaux.

par
Emmanuel Coissy

Si un sentiment de culpabilité vous taraude à chaque bouchée d’avocado toast, voici une nouvelle qui va vous réjouir. Ecovado est une alternative écologique à l’avocat. Celui-ci est décrié parce que sa culture consomme beaucoup d’eau et contribue à la déforestation. Cette nouveauté constitue le travail de fin d’études d’Arina Shokouhi, qui vient d’être diplômée (master) à la Central Saint Martins, à Londres

Ingrédients naturels 100% locaux

L’épicarpe (peau) d’Ecovado est en cire biodégradable et compostable. On peut même la transformer en bougie après coup. À l’intérieur, la chair vert pâle a été élaborée en collaboration avec un scientifique du Food Innovation Centre de l’université de Nottingham. Elle est exclusivement composée de produits naturels locaux: fèves, noisettes, pommes, huile de colza. Le duo aurait pu utiliser de l’huile d’olive parce qu’elle a des similitudes avec les matières grasses de l’avocat. Cette solution a toutefois été écartée parce qu’il s’agit d’un produit d’importation.

Selon Arina Shokouhi, la texture et le goût d’Ecovado imitent ceux du fruit original. On peut donc l’utiliser pour garnir une tartine ou faire un guacamole. La question du noyau, purement esthétique, s’est aussi posée. Après réflexion, la designer a opté pour la solution la plus simple: elle insère une noix entière ou une châtaigne. À déguster, elle aussi.

Arina Shokouh a d’abord étudié la création de mode. Puis, elle a suivi une formation de 2 ans, nommée Material Futures, pour laquelle a elle a obtenu un master à la Central Saint Martins, à Londres. Cette formation réunit design, sciences et technologie. Les travaux des étudiants s’inscrivent dans l’innovation et tiennent compte d’enjeux de société tels que le développement durable.

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