Drame à Veyrier (GE): «Ça m'a paru comme dans un film»
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Drame à Veyrier (GE)«Ça m'a paru comme dans un film»

Un septuagénaire espagnol et une femme du Paraguay sont morts mardi matin. L'un d'eux a tué l'autre. Sarah, premier témoin de cette tragédie mystérieuse, raconte.

par
Julien Culet

«Mon père mettait ma fille dans sa voiture quand j'ai entendu deux détonations très rapprochées. Je me suis inquiétée pour ma famille et suis tombée sur deux corps par terre avec un petit pistolet à leurs pieds.»

Habitante de ce quartier résidentiel de Pinchat, dans la commune de Veyrier (GE), Sarah ne réalise pas encore ce qui s'est passé mardi matin vers 8h30. Un Espagnol de 76 ans et une Paraguayenne, âgée de 42 ans, aux cheveux noirs, veste beige et sac en bandoulière, sont morts dans des circonstances étranges. L'un d'eux a tiré sur l'autre avant de retourner le pistolet contre lui.

Elle va chercher des linges

«L'homme n'était pas décédé lorsque je me suis approchée, précise Sarah dont le jardin donne sur la petite allée où les faits se sont déroulés. Il saignait au niveau de l'oreille. Je suis allée chercher des linges pour recouvrir les corps afin d'éviter que les enfants ne les voient.»

Sarah a ensuite prévenu la police qui n'a pas tardé à se rendre sur place. A l'aide d'une cinquantaine d'agents et de la brigade canine, les forces de l'ordre ont enquêté. Un grand carré de pelouse attenant a même été prélevé à la recherche de l'une des balles. L'hélicoptère de la Rega est intervenu pour tenter de sauver l'individu mourant. En vain. Les corps des deux personnes ont été acheminés à la morgue en fin de matinée.

Mobile mystérieux

«Quand je repense à tout ça, ça me parait avoir été comme dans un film, c'est irréel, témoigne Sarah, qui peine à expliquer ce drame. Je ne connais pas ces deux personnes. Mon père et moi, qui étions à quelques mètres seulement, n'avons pas entendu de dispute préalable.»

Comme Sarah, personne dans la résidence «Les Quatre-Fontaines» n'a déjà vu les victimes. Les forces de l'ordre ont bien montré leurs photographies à des riverains et au concierge de l'immeuble, mais cela semble être resté infructueux.

A l'école avoisinante, les parents d'élèves se sont inquiétés pour leurs progénitures. «Ça s'est produit à l'heure où les enfants vont à l'école, alors forcément les gens sont très choqués», rapporte une voisine qui n'était pas là à l'heure du drame.

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