Actualisé 26.06.2020 à 15:55

Campagne présidentielle«Caché», dans l’ombre, Joe Biden progresse à grands pas

Alors que Donald Trump sillonne les États-Unis malgré la pandémie, Joe Biden se fait discret et opte pour des petites rencontres près de chez lui. Une stratégie qui joue en sa faveur.

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En campagne en Pennsylvanie, Joe Biden a une fois encore exhorté Donald Trump de retirer sa plainte contre le programme Obamacare, le système de santé instauré par l’ex président Barack Obama visant à garantir une assurance maladie à tous les Américains.

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Face à Donald Trump qui sillonne les États-Unis malgré la pandémie, Joe Biden, masqué, opte pour des petites rencontres proches de chez lui. Et malgré les moqueries du président républicain, qui l’accuse de se cacher, le candidat démocrate à la Maison Blanche prend le large dans les sondages. En effet, sa campagne en sourdine lui réussit puisqu’il mène non seulement dans les sondages nationaux – de dix points, selon la moyenne du site spécialisé RealClearPolitics – mais aussi dans une demi-douzaine d’Etats pivots, qui font et défont les présidentielles américaines.

Il faudra affronter le milliardaire

Pourtant, la route jusqu’à la présidentielle du 3 novembre est encore longue et l’ancien vice-président américain, connu pour ses gaffes, ne pourra pas éviter encore très longtemps de se jeter dans l’arène pour affronter directement le tempétueux milliardaire républicain.

Donald Trump ne cesse d’enfoncer son rival sur la Toile, comme le montre le tweet ci-dessus, pourtant Joe Biden reste insensible à ces provocations.

Une salle presque vide

Quelques chaises installées dans un jardin, à bonne distance recommandée pour éviter la propagation du Covid-19. Masque sous le menton, Joe Biden converse d’une voix compatissante avec une poignée de femmes et enfants ayant souffert de graves maladies. Puis il prononce un discours dans une salle presque vide, où les rares journalistes, installés dans des cercles marquant au sol la même distance de sécurité, ne peuvent pas poser de questions.

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L’ancien bras droit de Barack Obama n’a parcouru que 70 kilomètres depuis son domicile à Wilmington, dans le Delaware voisin, pour se rendre à ces deux rencontres à Lancaster, en Pennsylvanie.

C’était la première fois que Joe Biden organisait un événement public en personne depuis que son rival a marqué son retour aux meetings de campagne devant des milliers de partisans, rarement masqués et au coude à coude, dans l’Oklahoma samedi.

«Biden se cache»

«Biden se cache», accuse régulièrement Donald Trump. «Pourquoi? Parce qu’il n’a pas la force, l’énergie et la rigueur mentale nécessaires pour diriger le pays», est-il épinglé sur le compte Twitter de son équipe de campagne. À 77 ans, Joe Biden n’affiche certes pas la même forme physique que Donald Trump, 74 ans, qui peut parler, comme samedi, pendant près de deux heures en arpentant la scène.

Samedi, le président américain a renoué avec sa campagne de réélection stoppée par le coronavirus lors d’un meeting très attendu à Tulsa, en Oklahoma. Mais ses supporters n’ont pas tous répondu présents.

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«On peut parler pendant deux heures mais c’est ce qu’on dit qui compte», balaie Amy Dacey, stratège démocrate qui enseigne à l’American University et avait conseillé Barack Obama et John Kerry pour leurs campagnes. «L’équipe et le vice-président Biden parlent aux habitants et aux médias locaux, en allant là où ils sont et non pas en leur demandant de venir là où ils se trouvent, et cela marque un important contraste» avec Donald Trump, déclare-t-elle à l’AFP.

«On dirait un enfant»

Jeudi à Lancaster, Joe Biden a taclé son rival pour sa gestion de la pandémie: «On dirait un enfant qui ne peut tout simplement pas croire que cela lui soit arrivé. Il ne fait que pleurnicher et s’apitoyer». Le milliardaire new-yorkais a riposté en relevant une erreur de son rival qui, devant les familles de malades, a parlé de «120 millions de morts» aux Etats-Unis.

(AFP)

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64 commentaires
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Fred

27.06.2020 à 07:05

La meilleure chance d'être réélu pour Trump, c'est la Chine.

Le show

27.06.2020 à 06:40

Et si pour une fois, au lieu de se taper et dénigrer les uns et les autres, ils se contentaient de parler de ce qu'ils prévoient d'accomplir ?

romaro

26.06.2020 à 19:41

Le duel des grabataires ! Le sénile Show ! Pauvra Amerique ! Mains on a ce que l'on mérite !