Cacophonie visuelle version Wachowski

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Cacophonie visuelle version Wachowski

«Speed racer». Les réalisateurs de «Matrix» repassent derrière une caméra... supersonique.

Mélanger du fluo, des jolis bolides, des combinaisons ultramoulantes, des gens qui ont de drôles de tête, de la musique trop forte, de la vitesse, et puis un singe aussi! Passer le tout à la machine à laver à 1600 tours minute à 70 degrés, s'asseoir, crédule, sur une chaise en plastique (c'est important) et se lancer dans une phase d'observation intense du tambour de ladite machine, en prenant garde de ne pas le quitter des yeux.

Bref, les frères Wachowski sont de retour au rayon électroménager cinématographique, et ça fait quand même un peu mal à la tête.

Depuis la trilogie «Matrix», les deux hommes n'étaient plus passés derrière la caméra. Pris d'une soudaine nostalgie, et repensant au dessin animé japonais de 1967 «Mach go! go! go!», dont ils étaient de grands fans, Larry et Andy ont décidé de reprendre du service.

C'est donc dans la famille Racer que la fratrie s'installe. Papa construit des superbolides, le grand frère, Rex, est mort au volant, et le petit, Speed, rêve de devenir le plus grand pilote de tous les temps. Mais dans le joli monde de l'automobile ultrarapide, il y a aussi des méchants...

Echec retentissant au box-office américain, «Speed Racer» n'est pas à l'abri d'une défaite de ce côté-ci de l'Atlantique. A moins que la Tektonik, Mika et les collants fluorescents placent le film dans l'air du temps. Rien n'est moins sûr.

Winnie Covo

De Andy et Larry Wachowski, avec Emile Hirsch, Christina Ricci, John Goodman, Susan Sarandon et Matthew Fox.

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