Actualisé

Iran/ AfghanistanCadavres de migrants torturés à la frontière

Les gardes-frontières iraniens sont accusés d'avoir refoulé des migrants Afghans qui seraient morts noyés. L'Iran nie ces accusations.

1 / 118
Les gardes-frontières iraniens sont accusés d'avoir refoulé des migrants Afghans qui seraient morts noyés. L'Iran nie ces accusations. (Vendredi 8 mai 2020)

Les gardes-frontières iraniens sont accusés d'avoir refoulé des migrants Afghans qui seraient morts noyés. L'Iran nie ces accusations. (Vendredi 8 mai 2020)

AFP
Le bébé d'une migrante africaine est né et mort pendant la traversée entre l'Afrique et l'archipel espagnol des Canaries, à bord d'une embarcation de fortune. (Mercredi 8 janvier 2019) (Image d'illustration)

Le bébé d'une migrante africaine est né et mort pendant la traversée entre l'Afrique et l'archipel espagnol des Canaries, à bord d'une embarcation de fortune. (Mercredi 8 janvier 2019) (Image d'illustration)

AFP
Un navire garde-côte de la marine marocaine a secouru 70 migrants subsahariens en difficulté à bord d'une embarcation de fortune en Méditerranée. Il a repêché 7 corps. (16 décembre 2019)

Un navire garde-côte de la marine marocaine a secouru 70 migrants subsahariens en difficulté à bord d'une embarcation de fortune en Méditerranée. Il a repêché 7 corps. (16 décembre 2019)

AFP

Dix-huit cadavres portant des traces de torture ont été retrouvés en Afghanistan, alors que des informations ont fait état la semaine dernière de dizaines de migrants afghans refoulés par des gardes-frontières iraniens qui se sont noyés en traversant un fleuve, a indiqué vendredi un responsable.

«Sur les 55 migrants afghans qui ont été forcés à rentrer dans la rivière, nous avons jusqu'à présent récupéré 18 corps», a déclaré à l'AFP Abdul Ghani Noori, le gouverneur du district de Gulran, à la frontière de l'Iran.

Six migrants sont toujours portés disparus, tandis que les autres ont survécu, a-t-il ajouté. Les corps «portent des traces de coups et de torture», a rapporté M. Noori. «D'après les récits des survivants et les marques sur les corps des victimes, ils ont d'abord été fouettés avec des câbles métalliques par les gardes-frontières iraniens, puis forcés sous la menace d'une arme à sauter dans la rivière», a-t-il raconté.

Fouettés avec des câbles

Le chef de l'Etat afghan Ashraf Ghani, dans un décret publié vendredi, a annoncé avoir nommé dix enquêteurs pour mener des recherches «approfondies» et faire la lumière sur ces événements, d'après un communiqué de la présidence.

La Commission afghane des droits de l'Homme a affirmé dimanche avoir parlé avec des survivants qui ont accusé les forces iraniennes de les avoir frappés et torturés, puis forcés de traverser un fleuve séparant les deux pays, dans lequel «certains se sont noyés».

Le gouvernement afghan a ouvert une enquête sur ces faits que l'Iran a démentis, évoquant un «incident (...) survenu sur le sol afghan». Les Etats-Unis, dont les relations avec l'Iran sont extrêmement houleuses, se sont dits «préoccupés» par ces informations, via leur ambassade à Kaboul.

«Incident sur le sol afghan»

«Le traitement cruel et les maltraitances présumés de l'Iran à l'égard des migrants afghans tels qu'ils sont rapportés sont horribles», s'est indignée mardi Alice Wells, secrétaire d'Etat américaine adjointe par intérim pour l'Asie du Sud, sur Twitter.

Selon le Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR), près de 3,5 millions d'Afghans, dont un peu moins d'un million de réfugiés, vivent en Iran.

Des dizaines de milliers d'entre eux sont rentrés en Afghanistan depuis le début de la pandémie de maladie Covid-19, mais au fur et à mesure de l'assouplissement des restrictions en Iran, beaucoup tentent d'y retourner. (nxp/afp)

(NewsXpress)

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!