Genève: Cafétérias au bord de la faillite

Actualisé

GenèveCafétérias au bord de la faillite

Les collégiens délaissent les cantines. Celle du Collège Voltaire a fermé. L'Instruction publique tente de relancer les ventes avec des menus moins chers.

par
mag

«Les cafétérias du centre-ville ne sont plus viables», jugent plusieurs gérants interrogés par la «Tribune de Genève». Les élèves les délaissent toujours plus. Dans un sondage lancé en 2013 par le Département de l'instruction publique (DIP), 42% des étudiants avaient admis ne pas fréquenter la cantine, principalement à cause des prix. La cafétéria du Collège Voltaire a dû fermer au début du mois de mai. Elle rouvrira à la rentrée, avec une nouvelle gérance.

Au Collège Sismondi, un système de paiement par carte magnétique a été lancé, afin de fidéliser les jeunes. Le DIP a mis en place de nouvelles mesures pour inciter les étudiants à se sustenter dans leur collège: promotions, plats mieux présentés, cantines rénovées… mais cela ne suffit pas. Surtout dans le centre-ville, où la concurrence des commerces alentour se fait sentir. «Depuis que la Coop a amélioré son service take-away et que de nouveaux commerces ont ouvert dans les environs, j'ai perdu 30% de chiffre d'affaires. Depuis six mois, je gagne 1500 à 2000 fr. par mois pour des journées de 10 à 12 heures…» se plaint la gérante de Voltaire dans la «Tribune».

Un ancien gérant explique que proposer des menus variés, des produits frais et des semaines à thème, avec des prix de vente imposés, n'est pas assez rentable. Un autre dit comprendre «la volonté de l'Etat d'augmenter le prix du Coca pour en dissuader l'achat», mais regrette que du coup, les jeunes aillent acheter ailleurs. Du côté du DIP, on juge que «ces lieux sont importants, car ils permettent une socialisation et sont un dernier bastion contre la malbouffe». Il est donc important de tenter d'amener des améliorations, estime le département.

Ton opinion