Vaud: Cafouillage dans la gestion des curatelles imposées
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VaudCafouillage dans la gestion des curatelles imposées

Libérée de son devoir de curatrice, une femme a reçu un rappel de paiement. L'office des tutelles avance une «banale erreur de saisie».

par
Karin Jorio

Fanny est excédée. En 2014, cette Vaudoise s'était vu imposer la curatelle d'une dame qui en avait besoin. Après avoir fait recours contre cette décision, elle a été libérée de cette obligation le 6 août 2014 par la Justice de paix. Quelle ne fut pas sa surprise, le 21 mars dernier, lorsqu'elle a découvert dans sa boîte aux lettres une facture concernant sa pupille. «L'Office des tutelles et curatelles (OCTP) devrait cesser de se moquer des gens, déclare Fanny. C'était un troisième rappel! Qui s'est inquiété de savoir ce qu'étaient devenus les deux premiers? C'est un manque de respect vis-à-vis de la pupille.»

A l'OCTP, on se veut rassurant. «C'est une simple erreur de saisie, explique Frédéric Vuissoz, chef de service. C'est regrettable et je me suis excusé auprès de cette personne. Toutes les factures ont été payées par le nouveau curateur privé.» Mais, selon Andrea Eggli, coordinatrice du groupe Action Tutelle, ce n'est pas la première fois que ce type d'erreur se produit: «Il y a quelques années, une ancienne curatrice pourtant libérée de tout devoir a été mise aux poursuites.»

L'été dernier, le Conseil d'Etat a décidé d'en finir avec les curatelles forcées, dans un délai de 5 ans. En attendant, les Vaudois restent susceptibles de se faire imposer la gestion d'une personne. «Mais les justices de paix tentent de trouver des curateurs volontaires», assure Frédéric Vuissoz.

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