Caméras de surveillance sur Genève

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Caméras de surveillance sur Genève

Le Conseil d'Etat genevois a autorisé pour la première fois une commune à s'équiper de caméras de surveillance. L'utilisation du système est toutefois soumis à des conditions strictes.

Saisi d'une demande du Grand-Saconnex en 2004, le Conseil d'Etat a adopté un arrêté permettant à la municipalité d'installer des caméras dans différents lieux accessibles au public. «Nous avons mis un moment pour répondre à cette demande, qui n'est ni simple ni anodine», a expliqué mercredi le président du gouvernement Pierre- François Unger.

Fin 2003, l'Etat avait déjà autorisé les Transports publics genevois (TPG) à doter certains bus de caméras. Mais la demande du Grand-Saconnex était une première au niveau d'une commune. Afin de garantir le respect de la sphère privée, le Conseil d'Etat a assorti son autorisation de conditions très strictes, a relevé M. Unger.

Sécurité par cryptage

Ainsi, les caméras devront permettre un cryptage automatique des parties identifiables de personnes filmées. Le décryptage ne sera effectué qu'en cas de nécessité par des personnes autorisées. Des panneaux bien visibles annonceront la présence des mouchards.

Les images enregistrées seront effacées après trois jours. Elles ne seront conservées que si elles témoignent d'agression ou de déprédation, auquel cas elles seront traitées de manière confidentielle par la police.

Le Conseil d'Etat ne souhaite pas une généralisation des caméras dans les communes genevoises. Il ne donnera son aval que dans les cas où la vidéosurveillance se justifie vraiment. Au Grand-Saconnex par exemple, de nombreuses déprédations étaient commises dans les endroits en question. Pour l'instant, aucune autre commune n'a fait de demande. (ats)

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