Actualisé 08.08.2015 à 11:18

Sleep-in à Renens (VD)«Camper dans le jardin est notre seule solution»

Les migrants africains qui occupent le jardin du sleep-in de Renens expliquent pourquoi ils ne veulent pas quitter les lieux.

Depuis ce printemps, un camping sauvage sommaire, avec un point d'eau et des matelas de récupération, s'est développé dans le jardin du sleep-in de Renens.

Depuis ce printemps, un camping sauvage sommaire, avec un point d'eau et des matelas de récupération, s'est développé dans le jardin du sleep-in de Renens.

Par une déclaration écrite, les occupants du jardin du sleep-in de Renens (VD) prennent la parole. Ils expliquent qu'ils ne veulent qu'une chose: travailler et trouver leur place dans la société. Les chasser du jardin n'est pas une solution. Les villes de Lausanne et de Renens leur ont donné jusqu'au 30 août pour quitter les lieux.

«Si nous quittons le jardin, nous allons rester en Suisse mais en dormant dans les gares, les cimetières ou les bâtiments abandonnés, en espérant ne pas être chassés par la police», notent-ils. «Beaucoup d'entre nous ne peuvent obtenir le statut de requérant d'asile. Beaucoup ont un permis de séjour en Espagne ou en Italie, mais à cause de la crise nous ne pouvons pas y trouver du travail».

Sleep in Lausanne

Les occupants du jardin expliquent qu'ils sont des migrants africains, venus en Suisse pour fuir la pauvreté et trouver une vie meilleure. «Le fait que nous n'ayons pas d'argent n'est pas une raison pour nous traiter comme des animaux».

Appel à l'aide

Ils lancent un appel à l'aide: aux autorités «qui ne peuvent pas juste nous jeter à la rue». Et au public: «nous sommes des êtres humains comme vous. Nous serions très reconnaissants de toute aide qui nous parviendra. Nous ne voulons pas retourner dans la rue».

Depuis ce printemps, un camping sauvage sommaire, avec un point d'eau et des matelas de récupération, s'est développé dans le jardin du sleep-in de Renens, un lieu d'hébergement d'urgence géré par la ville de Lausanne. Plusieurs dizaines de migrants s'y réunissent chaque soir, avec des pics d'occupation à 60-70 il y a un mois. (ats)

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