Actualisé 15.07.2014 à 13:09

Tour de France

Cancellara abandonne aussi la Grande Boucle

Le cycliste bernois ne sera pas au départ de la onzième étape, mercredi. Il a décidé de se concentrer sur d'autres courses.

Fabian Cancellara ne prendra pas le départ ce mercredi de la 11e étape du Tour de France. Le Bernois a préféré renoncé et a quitté la Grande Boucle à l'occasion du jour de repos à Besançon. Son prochain grand objectif sont les Championnats du monde à Ponferrada (Esp).

A l'occasion d'une rencontre avec les médias lors de la journée de repos, Cancellara a confirmé ce qui semblait clair depuis longtemps. En prévision des Championnats du monde de la fin du mois de septembre, le Bernois a préféré se retirer après dix étapes afin de se ménager. «Les Mondiaux constituent mon prochain grand objectif. Je veux être prêt à 100%.»

Cancellara n'est plus un grand fan du Tour de France. En 2013, le père de famille de deux enfants avait clairement renoncé à s'aligner au départ en Corse. Cette année, la Grande Boucle s'est apparentée comme une obligation pour le quadruple champion du monde du contre-la-montre. Il avait rapidement laissé entendre qu'il n'irait sans doute pas jusqu'à la fin de l'épreuve. La dernière fois qu'il avait atteint son terme à Paris, ce fut lors de l'édition 2011.

Pourtant lors de la première semaine de course, Cancellera s'est souvent montré en tête. Dimanche, il a sprinté à Mulhouse pour décrocher la deuxième place derrière Tony Martin vainqueur en solitaire. Quatre jours auparavant dans l'étape des pavés à Arenberg, il avait pris la 5e place, montrant toutefois certaines faiblesses quand Lars Boom est parti seul vers la victoire. Au classement général, Cancellara occupait le 34e rang à 29' de Vincenzo Nibali en tant que meilleur Suisse...

A la Vuelta

Sur les routes anglaises et françaises, Cancellara a également fait oublier un médiocre Tour de Suisse. Peu avant le départ, le Bernois était tombé à l'entraînement. Il n'était jamais parvenu à trouver sa meilleure condition dans la boucle helvétique. «La situation au Tour de Suisse était difficile. C'est pourquoi cela m'a réjoui d'avoir pu disputer un bon Tour de France.»

Le coureur de l'équipe Trek a trouvé très éprouvante cette première moitié de Tour sur le plan mental. «Il s'est passé beaucoup de choses dans les premières étapes. Mais j'ai toujours essayé de tenter quelque chose non pas pour me montrer mais pour risquer quelque chose. Par exemple dans l'étape de montagne des Belles Filles de lundi, je ne m'étais jamais placé autant aux avant-postes.»

Après une courte phase de récupération, Cancellara entamera la préparation pour les Championnats du monde. Le titre mondial de la course en ligne manque toujours au palmarès du Bernois. «Le parcours du Mondial me convient en tout cas mieux que celui de l'an dernier à Florence», explique Cancellara. Doublera-t-il avec le contre-la-montre où il a déjà été sacré à quatre reprises ? «C'est encore trop tôt pour décider.» Il disputera la Vuelta en guise de course de préparation des Mondiaux.

(ats/afp)

Le Jura au programme

Le Tour traverse le Jura, mercredi, au cours de la 11e étape qui relie Besançon à Oyonnax sur un parcours vallonné de 187,5 km en forme de montagnes russes. Si aucun col du massif jurassien ne figure au programme du jour, la route monte et descend presque sans interruption. Avec, dans les 50 derniers kilomètres, quatre côtes répertoriées (trois de 3e catégorie, une de 4e) qui donnent une chance supplémentaire aux puncheurs ou aux baroudeurs de surprendre les sprinteurs.

Le sommet du dernier obstacle, la côte d'Echallon, est situé à moins de 20 kilomètres de l'arrivée. Il précède la descente vers la cité de la plasturgie (23'000 habitants), ville-étape inédite dans le Tour de France mais habituée à recevoir le Tour de l'Ain.

L'an passé, l'Italien Elia Viviani s'était imposé dans l'étape du Dauphiné arrivant à Oyonnax après un final différent de celui du Tour.

Départ de Besançon à 12h30 (lancé à 12h50), arrivée à Oyonnax vers 17h17 (prévision à 42 km/h de moyenne).

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