Actualisé 22.01.2014 à 20:40

Cyclisme«Cancellara, une équation impossible à résoudre»

Michel Thétaz croit dur comme fer à une participation d'IAM Cycling au Tour de France. Le patron est revenu sur l'évolution
de son équipe en douze mois.

de
Grégory Beaud, Majorque
Michel Thétaz (à g.) et Sylvain Chavanel visent ouvertement le Tour de France

Michel Thétaz (à g.) et Sylvain Chavanel visent ouvertement le Tour de France

Au café de l'hôtel occupé par ses coureurs, Michel Thétaz est décontracté. Ses hommes se préparent calmement à leur sortie quotidienne. L'homme d'affaires, lui, prend le temps de faire part de ses attentes et de sa stratégie en vue de la ­saison 2014, la deuxième de l'histoire d'IAM Cycling.

 Au moment du lancement d'IAM en 2012, auriez-vous cru arriver là où vous en êtes aujourd'hui?

«Si j'avais dit à ce moment-là que mon équipe aurait dans ses rangs des coureurs tels que ­Sylvain Chavanel ou Mathias Frank, les sceptiques auraient été nombreux. Mais cela ressemble à notre méthode de travail. On préfère démarrer à un certain niveau et monter en puissance. On aime bien être sous-estimé et surprendre.»

Avec votre contingent, vous ne serez plus sous-estimé...

«(Rires) On devient respectés grâce aux valeurs confirmées que nous avons dans notre ­équipe. Nous pouvons avoir un statut différent dans le peloton et viser les premiers rôles, même dans les courses à étapes.»

La nationalité suisse de Mathias Frank a-t-elle joué un rôle au moment de son embauche?

«Nous voulons un minimum de 10 Suisses sur 25. Il y en avait 9, c'était donc logique. Mais nous voulons surtout de bons coureurs. Si on ne trouvait pas en Suisse, on aurait cherché à l'étranger. Nous voulons nous démarquer sur les classiques et par étapes. Au niveau des classiques, je pense que nous sommes bien équipés. Pour les courses comme le Tour de France, Mathias Frank est simplement l'homme qu'il nous fallait.»

Vous parlez ouvertement du Tour... Ce n'est donc plus un objectif, mais une réalité?

«Nous avons une très grande confiance. Mais ce n'est pas de l'orgueil, juste une conviction. Ce sont les coureurs qui nous donnent cet état d'esprit. Si l'on regarde notre équipe, cela me paraît normal d'avoir cet optimisme.»

Vous avez même été mis en ­relation avec Fabian Cancellara. Sans succès...

«Fabian trouve notre structure très bien. Ce sont des discussions inévitables en Suisse avec un immense coureur comme lui. Au moment des négociations, nous en étions à notre première année... Tout le monde le veut. Il fallait résoudre une équation impossible.»

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