Actualisé 29.01.2011 à 20:05

Manif' anti-WEF à Davos

Canons à eau contre manifestants

Des scènes de violence ont émaillé la manifestation anti-WEF organisée samedi après-midi à Davos.

La police a tiré des balles en caoutchouc et utilisé des canons à eau pour disperser des manifestants. (Photo: lecteur reporter)

La police a tiré des balles en caoutchouc et utilisé des canons à eau pour disperser des manifestants. (Photo: lecteur reporter)

Une grosse douzaine de protestataires ont lancé des projectiles contre l'hôtel de luxe «Flüela» en queue de cortège. La police a riposté en utilisant des balles en caoutchouc et des canons à eau.

Les actes de vandalisme sont restés minimes. Le maire de Davos Hans Peter Michel a failli être touché par une balle en caoutchouc et a également té aspergé d'eau, a-t-il indiqué à l'ATS.

Quelque 120 personnes ont pris part à la manifestation. Celle-ci s'est déroulée en grande partie pacifiquement à l'exception de l'arrivée à Davos Dorf. Le potentiel de violence était beaucoup plus élevé que les années précédentes, selon le maire de Davos. Parmi les manifestants certains étaient masqués.

Devant le centre

La manifestation était organisée conjointement par les Verts de Davos et les Jeunes socialistes grisons. Pour la première fois, les manifestants passaient devant le centre des congrès où se déroule le Forum économique mondial (WEF). Ils ont emprunté le même tracé que les années précédentes, mais l'entrée du centre a été déplacée lors de son agrandissement.

Les autorités grisonnes ont tiré un bilan «généralement positif» du WEF 2011, ont-elles indiqué samedi. Le canton, en tant qu'hôte, et Davos, comme site de congrès, ont offert «une fois de plus les meilleures conditions pour la bonne tenue des débats». Avant ces incidents, la situation était restée très calme autour du WEF. La mobilisation de l'armée s'est déroulée sans heurts, a indiqué à l'ATS le ministre de la défense Ueli Maurer.

Maurer satisfait

L'armée a, une fois de plus, déployé les grands moyens pour assurer la sécurité du WEF. Pas moins de 4000 militaires ont été engagés. Le coût de l'opération se monte à 1,5 million de francs. Ueli Maurer a rendu visite aux troupes samedi en matinée.

Le conseiller fédéral a également discuté avec les responsables de la police grisonne de l'explosion jeudi d'engins pyrotechniques au «Posthotel» de Davos. A ses yeux, l'incident a été exagéré par les médias. Les autorités grisonnes ont également relativisé l'épisode. La déflagration a légèrement endommagé une pièce située au sous-sol de l'établissement, destinée au stockage de marchandises. Elle a entraîné un dégagement de fumée et des vitres ont volé en éclats.

Petit explosion

Des activistes d'extrême-gauche opposés au WEF ont revendiqué l'»attentat», qui n'a fait aucun blessé. Ils pensaient que des conseillers fédéraux y séjournaient. En réalité, les ministres suisses n'étaient pas au «Posthotel», comme ce fut le cas lors de précédentes éditions du WEF, mais dans un établissement situé juste à côté.

Ueli Maurer a loué le travail de l'armée, «sans ce qui le WEF ne pourrait jamais avoir lieu». Dans son secteur de compétence, il n'a eu connaissance d'aucun incident notable.

Intervention autrichienne

L'armée de l'air autrichienne a par ailleurs indiqué samedi avoir dû intervenir pour la première fois durant le WEF. Elle a intercepté vendredi après-midi un avion allemand qui avait survolé le Vorarlberg en dépit de la fermeture de l'espace aérien.

Deux appareils militaires de type PC-7 ont alors pris en charge l'intrus et l'ont escorté en direction de l'Allemagne. Le pilote fautif risque une lourde peine administrative.

(ats)

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