Alerte enlèvement suite au meurtre de Lucie: Cantons «ouverts», selon Leuba
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Alerte enlèvement suite au meurtre de LucieCantons «ouverts», selon Leuba

Les cantons sont favorables à la création d'un système d'alerte enlèvement, «mis à part quelques réticences» selon Philippe Leuba.

Les réticences sont surtout d'ordre logistique, explique le libéral dans un entretien au «Matin Dimanche». «Par exemple comment éviter de diffuser une image vidéo ou un descriptif d'un kindnappeur potentiel sans prendre le risque de lancer une chasse à l'homme sur une personne qui s'avère finalement innocente ?» Il importe aussi de clarifier qui aura le pouvoir de déclencher l'alerte, selon M. Leuba.

Le chef du département de l'intérieur du canton de Vaud se dit favorable à un tel système d'alerte. Le 12 mars dernier, le Conseil des Etats a exigé du Conseil fédéral qu'il prenne le dossier en mains et élabore, si possible cette année encore, une convention de partenariat pour introduire une alerte enlèvement au niveau suisse. Le National doit encore se prononcer.

Marche en mémoire de Lucie

Au nom de la répartition des compétences entre cantons et Confédération, la ministre de la justice Eveline Widmer-Schlumpf avait refusé de prendre le dossier en mains.

L'alerte enlèvement est revendiquée haut et fort par la famille de la jeune Fribourgeoise Lucie, tuée le 4 mars à Rieden (AG). Les parents et les amis de la jeune fille organisent une marche en sa mémoire dimanche après-midi. Ils réclament aussi un suivi plus strict des criminels dangereux.

(ats)

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