Actualisé 04.07.2011 à 11:41

FESTIVALCaprices de stars et nouvelle terrasse au Jazz

Ce premier week-end, marqué musicalement par le duo Santana & B.B. King, a été l'occasion pour «20 Minutes» de dénicher quelques anecdotes de caprices de stars. La rédaction a également découvert le nouveau "Jungle Bar".

de
L.Boissonnas/J.Delafontaine/F.Eckert

LES STARS OBTIENNENT TOUJOURS CE QU'ELLES VEULENT

Les musiciens ont leurs petites habitudes et exigences, qui nourrissent la légende. Florilège.

Les envies des artistes peuvent donner du fil à retordre aux ­organisateurs, mais semblent toujours satisfaites. Ainsi, un habitué comme Carlos Santana a réclamé une tequila mexicaine quasi impossible à trouver en Suisse, la veille de son premier show du week-end. «Nous avons réussi à trouver un endroit à Bâle qui en vendait», confiait un Claude Nobs amusé, quelques minutes avant le lancement du festival.

Au Harry's New York Bar du Palace, on se souvient de l'arrivée tardive de Jamiroquai après un concert: «Il a demandé à jouer sur notre scène, se souvient, encore tout enthousiasmé, un barman présent ce soir-là. C'était de la folie pure, les gens étaient debout sur le bar et il a joué pendant une heure et demie. Il a voulu ensuite se faire des sandwiches tout seul en cuisine. On lui a évidemment laissé quartier ­libre.»

D'autres demandes ont été carrément plus rock'n'roll, comme celle du leader de Simply Red, Michael Hucknall, qui a absolument voulu fumer dans l'arrière-salle «autre chose qu'une cigarette», comme le confie un barman du Harry's. «Il était même prêt à payer une amende. Le personnel était un peu gêné.» Au Pa­lace de Montreux, on a toutefois su tirer profit de certains caprices, comme le raconte Gisèle Sommer, responsable des relations publiques: «Il y a quelques années, Quincy Jones est venu réclamer une recette inédite à deux heures du matin, un poulet à l'ail très épicé. Nous l'avons ensuite mise sur la carte et c'est devenu l'un de nos musts!»

Mais, loin d'être un lieu où les stars jouent les divas, Montreux représente avant tout pour elles l'occasion de se détendre incognito au cœur du tumulte des tournées esti­vales. «Elles sont très relax et beaucoup plus simples qu'on ne peut l'imaginer, confie un employé de l'hôtel. Personne ne vient les embêter. A Montreux, on est habitué à ça, à avoir des stars!»

SAVOURER UN COCKTAIL EN PLEINE JUNGLE

Bon plan. L'allée extérieure longeant le Miles Davis Hall offre cette année un décor idyllique et relaxant à l'heure de l'apéro.

Longtemps dénuée de tout charme et de tout artifice, la longue promenade située au premier étage du Centre des Congrès de Montreux bénéficie désormais de toute l'attention du festival, qui tente, depuis quelques années, de la rendre attractive. On se souviendra notamment des transats il y a deux ans. Ils per­mettaient aux festivaliers de prendre une pause salvatrice et méritée au cœur du tumulte montreusien.

Cette année, le décor, qui évoque une savane, est incontestablement une réussite. Chants d'oiseaux exotiques diffusés par haut-parleurs, multitude de plantes et d'arbres en pot, fontaines d'eau en forme de douches: tout est fait pour apaiser les corps et les oreilles. Trois bars spécialisés dans les cocktails à base de caipirinha et de mojito offrent de surcroît les boissons adéquates pour prendre un peu de hauteur, malgré des prix assez élevés (14 fr. le verre).

Bref, l'endroit idéal pour finir la journée et entamer les débats nocturnes.

EN BREF...

Nobs et Jones à Berne

Claude Nobs et Quincy Jones sont reçus aujourd'hui à l'ambassade américaine. Un prix honorifique leur sera remis pour leur engagement culturel.

Trois nouveaux cafés

Après Genève et Sydney, ce sera au tour de Zurich d'inaugurer en décembre un MJC. Paris et Londres suivront en 2012.

Où voir les concerts

Le festival a son propre ­canal télévisuel, qui permet d'apprécier concerts en live, ­archives ou sessions sur: www.montreuxjazz.com.

AUJOURD'HUI

POP MUSCLÉE ET VOIX ENVOÛTANTE

Anna Calvi a créé la sensation lors de son passage aux Eurockéennes de Belfort, il y a deux jours. La jeune Anglaise, 28 ans, est dotée d'une tessiture particulière. Son timbre, chaud et profond, se métamorphose en un souffle: il s'envole et produit alors un son clair et froid.

Pour ne rien gâcher, celle qui dit avoir été influencée dès l'enfance par le rock de Jimi Hendrix manie la six-cordes à la perfection. Le tout pour un résultat pop-rock ultra­pêchu.

Anna Calvi: Jazz Café, ce soir dès 22 h (entrée libre).

GUANO APES, COME-BACK RUGISSANT

De l'aveu du groupe, il est plus facile de garder ses distances par rapport à la scène que d'y faire son retour. Pourtant, la formation allemande de punk-rock a décidé de prendre ce risque, après la séparation en 2005. Ce qui s'est avéré payant puisqu'en avril dernier, Guano Apes a sorti un nouvel album, «Bel Air», salué par la critique.

Ses titres devraient faire partie du concert de ce soir. Comme le morceau «Open your Eyes» (1996), qui reste leur plus gros succès.

Guano Apes: Miles Davis Hall, ce soir à 20 h 30 (75 fr.).

LE PROGRAMME DU JOUR

Stravinski (dès 20h, 80 à 220 fr.)

– Lee Ritenour & Dave Grusin

- George Benson with Orchestra

- Robert Randolph & The Family Band

Miles Davis Hall (dès 20h30, 75 fr.)

- The Pretty Reckless

- Melissa auf der Maur

- Guano Apes.

Jazz Café (dès 22h, entrée libre)

Make it Pink, Anna Calvi, Laura Leishman.

Studio 41 (dès 23h, entrée libre)

Djerem, Quintino & McAmbush, Jerry Joxx.

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