France: Cargo échoué: ni faute pénale ni manquement

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FranceCargo échoué: ni faute pénale ni manquement

Une avarie de machine, ou plutôt deux avaries consécutives, constitue l'hypothèse privilégiée par l'enquête sur le cargo échoué mercredi à Anglet, a indiqué la procureur de Bayonne.

«Il n'y a pas de faute pénale à cette heure (...), on part sur une avarie de machine à l'origine du naufrage», a déclaré Anne Kayanakis, qui a confirmé qu'une enquête judiciaire avait été ouverte le 5 février, afin d'établir ou d'exclure d'éventuelles responsabilités pénales à l'origine de l'accident.

L'aspiration du gasoil devrait commencer samedi à 16h00, une fois la coque percée, avec des pompes qui ont pu être installées vendredi et seront reliées au réservoir à l'aide de vannes, sécurisant les conditions de travail des techniciens, a expliqué le sous-préfet Patrick Dallennes.

«A l'heure qu'il est on ne peut pas confirmer qu'il y ait eu négligence de la part du navire, il est prématuré d'en dire plus», a ajouté la procureur, précisant toutefois qu'«aucun témoignage ne met en cause la conduite du commandant et des membres de l'équipage, au contraire», ni n'évoquent de «comportements désordonnés» ou de «panique».

En outre, a rappelé la magistrate, le bateau avait fait l'objet de vérifications et les certificats délivrés «n'avaient pas révélé d'anomalie».

Selon le scénario établi du naufrage, une première avarie est survenue au moment où le «Luno» s'est présenté pour entrer dans le port de Bayonne après en avoir reçu la permission. Le moteur est reparti mais «une deuxième avarie électrique, conjuguée aux conditions météo alors, a fait que le navire n'était plus manoeuvrable».

L'équipage entendu

Les onze membres d'équipage ont été entendus par la section de recherches de la gendarmerie maritime de Brest, chargée de l'enquête. Ils sont «très éprouvés» et devaient regagner l'Espagne dans le courant de vendredi, a précisé Mme Kayanakis.

L'enquête judiciaire vise les infractions d'échouement par négligence ou non-respect des règlements maritimes (passible de 6 mois de prison et 15'000 euros d'amende, soit 18'300 francs) de pollution des eaux due à un accident de mer (800'000 euros) et blessures involontaires avec ITT inférieures à 3 mois (un an de prison et 15'000 euros), a souligné la procureur. (ats)

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