Actualisé 18.11.2018 à 07:42

Suisse

Carla del Ponte: «L'ONU est une grande déception»

L'ex-procureure générale de la Confédération dresse un tableau sans concession de l'organisation des Nations unies et même de la justice internationale.

Carla del Ponte.

Carla del Ponte.

Keystone

«Un salon de bavardage». C'est ainsi que l'ancienne procureure générale de la Confédération et du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) Carla Del Ponte définit... les Nations unies dans la «NZZ am Sonntag».

«L'ONU est une grande déception pour moi», déclare encore la Tessinoise de 71 ans. Au cours de son travail d'enquêtrice spéciale en Syrie, elle a constaté que l'organisation parlait beaucoup. «Il y a aussi beaucoup de fonctionnaires, beaucoup trop. Seuls quelques-uns travaillent vraiment», lance-t-elle, appelant à réformer l'ONU.

Droits de l'homme inexistants

Elle dresse un tableau tout aussi sombre de la justice internationale. «Nous sommes tombés très bas. Les droits de l'homme ne s'appliquent plus», remarque-t-elle. Elle estime cependant qu'il faut continuer à la soutenir. «Nous devons croire qu'un tribunal international indépendant peut rendre justice», dit-elle.

Mme Del Ponte était la procureure en chef de l'ONU au TPIY et au TPI pour le Rwanda. Plus récemment, en 2012, elle s'est rendue en Syrie en tant qu'enquêtrice spéciale de l'ONU. En 2017, elle a démissionné de son poste pour protester contre l'inaction du Conseil de sécurité.

(NewsXpress)

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