Syrie: Carla Ponte pourrait enquêter sur la Syrie
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SyrieCarla Ponte pourrait enquêter sur la Syrie

La Suisse a proposé que Carla Ponte, l'ancienne procureure générale du Tribunal pénal international, rejoigne la commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie.

La Suisse a proposé au Conseil des droits de l'homme de l'ONU d'intégrer Carla Ponte au sein de la commission d'enquête sur la Syrie, a indiqué le porte-parole du département fédéral des Affaires étrangères dans une interview à la télévision alémanique SF.

L'ancienne procureure générale du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, aujourd'hui à la retraite, avait acquis une solide réputation pour sa chasse aux criminels de guerre.

«La Suisse s'engage intensivement pour que les violations des droits de l'homme en Syrie fassent l'objet d'enquêtes et de poursuites», a souligné le porte-parole Tilman Renz à la télévision alémanique SF.

«Elle se mobilise pour que le mandat de la commission d'enquête soit prolongé», a-t-il ajouté. «C'est pourquoi la Suisse propose que Mme del Ponte vienne soutenir le travail de la commission», a dit le porte-parole.

Enquête au TPIY

Ancienne procureure général du Tessin, puis de la Confédération, Carla del Ponte s'est distinguée par la suite par ses enquêtes tenaces au TPIY à La Haye sur les crimes de guerre en ex-Yougoslavie (1999-2007). Elle a également occupé le poste de procureure général au Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). De 2008 à 2011, elle a été ambassadeur de Suisse en Argentine.

Le mandat d'un an de la Commission expire en septembre et son dernier rapport diffusé le 15 août dernier parlait pour la première fois de «crimes de guerre» et de «crimes contre l'humanité», première étape vers d'éventuelles poursuites devant la Cour pénale internationale. Ce rapport doit être examiné par le Conseil des droits de l'Homme le 17 septembre qui devra aussi décider de renouveler ou non le mandat de la Commission d'enquête. (afp)

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