Duo de rappeurs à l'écran: Carlos Leal et Stress en viennent aux mains
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Duo de rappeurs à l'écranCarlos Leal et Stress en viennent aux mains

Les deux plus importants rappeurs de Suisse romande se retrouvent dans le film «Verso», où ils jouent des scènes plutôt musclées. L'occasion de leur demander si le cinéma est un débouché pour les artistes issus du milieu hip-hop.

par
Fabrice Aubert

Carlos Leal et Stress ont tous deux marqué le milieu hip-hop suisse et le monde de la musique en général. Le premier avec son groupe Sens Unik entre 1990 et 2004 et le second depuis ses débuts au sein de Double Pact, vers 1995, jusqu'à sa carrière solo actuelle couronnée de succès.

En plus du hip-hop, les deux Vaudois ont une passion commune: le cinéma. Carlos a mis de côté la musique pour s'y consacrer intégralement alors que Stress joue son troisième rôle sur grand écran avec celui qu'il campe dans «Verso».

Ce film de Xavier Ruiz a la particularité de réunir à l'écran pour la première fois ces deux stars du rap. Et ce dans des scènes plutôt musclées, comme vous pouvez le voir dans la bande-annonce ci-dessous, puisque Carlos joue le rôle d'un policier et Stress celui d'un dealer.

Tous deux nous confirment cependant que le tournage s'est déroulé dans une excellente ambiance. «On se connait depuis longtemps et à chaque fois qu'on se voit on rigole beaucoup», explique Stress. «On a vécu beaucoup de trucs ensemble mais c'était la première fois qu'on se retrouvait sur un plateau, c'était une excellente expérience», complète Carlos en plein tournage d'un film avec Martin Sheen en Espagne.

Du rap au cinéma: une transition logique?

La réunion cinématographique de ces deux acteurs majeurs du hip-hop romand suscite une interrogation: le cinéma est-il une suite professionnelle logique pour un rappeur?

«Le fait d'avoir une présence sur scène et d'avoir tourné dans des clips permettent d'être à l'aise. Et le rappeur, lorsqu'il écrit des paroles se met souvent dans la peau de personnages, comme au cinéma, il y a donc une certaine prédisposition», selon Carlos. Il précise cependant que «cela n'aide pas pour autant au niveau de l'interprétation qui est un travail de longue haleine à effectuer sur chaque rôle».

Stress ne voit par contre aucune continuité entre le passage de rappeur à acteur, et ce d'autant plus qu'il ne pourrait pas s'imaginer mettre la musique de côté pour le cinéma, comme l'a fait Carlos. «Je n'ai pas besoin de faire du cinéma juste pour en faire, je suis bien assez occupé par mes activités musicales», nous explique-t-il. «Je fonctionne vraiment aux coups de cœur, s'il y a un vrai contenu et un vrai message, comme c'est le cas pur le film de Xavier Ruiz, alors pourquoi pas».

Projets musicaux à venir

Au début des années 2000, Carlos a peu à peu mis de côté le rap pour se consacrer pleinement au cinéma en allant vivre à Paris puis en Espagne où il rencontre un grand succès dans la série «El Internado». Mais comme il nous l'avait annoncé en mai dernier, il va revenir à ses premiers amours l'année prochaine en parcourant la Suisse avec Sens Unik pour une tournée spéciale à l'occasion des 20 ans du groupe.

Parallèlement aux concerts sortira un album Best Of contenant deux morceaux inédits, nous révèle le leader du combo lausannois qui s'en réjouit : «La musique me manque parce que ça reste la forme d'art la plus intéressante et la plus touchante amenant à des états d'âme. Ça va nous faire du bien de nous remettre en selle!»

De son côté, Stress va sortir le 20 novembre une édition de luxe de son dernier album, «Des rois, des pions et des fous», agrémentée de sept morceaux inédits et rebaptisée pour l'occasion «Évolution». On y retrouvera des collaborations avec divers artistes dont la chanteuse canadienne Mélanie Fiona, le rappeur allemand Sido ou la chanteuse alémanique Stéphanie Heinzmann.

Et le 14 novembre, le rappeur vaudois arpentera la scène de l'Arena en présence de nombreux invités prestigieux comme Diam's, Tunisiano, DJ Vincz Lee ou encore Jaba.

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