Genève: Carlos Medeiros ne sera pas forcé de s'excuser
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GenèveCarlos Medeiros ne sera pas forcé de s'excuser

L'élu MCG en Ville avait proféré des insultes et appelé à la violence sur son compte Facebook. La gauche a tenté en vain de le contraindre à se rétracter.

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photo: Keystone/Martial Trezzini

Des excuses ou la démission: le président du Conseil municipal de la Ville de Genève était mardi soir dans le collimateur de l'Alternative. Dans une résolution déposée par Ensemble à Gauche, elle exigeait du MCG Carlos Medeiros qu'il s'excuse, et en cas de refus de sa part, qu'il quitte son fauteuil de premier citoyen de la Ville. Mais le texte n'a pas passé la rampe: la droite a refusé d'en débattre. La gauche comptait notamment sur un soutien du parti démocrate-chrétien pour obtenir une majorité. Ce dernier a fait la sourde oreille, souligne la Tribune de Genève.

Déjà montré du doigt par le passé pour des propos jugés injurieux ou menaçants, de récents écrits de Carlos Medeiros avaient choqué. Sur les réseaux sociaux, il avait parlé de «descendre dans la rue, les armes à la main» après la violente manifestation du 19 décembre dernier. Le conseiller municipal MCG avait par la suite proféré des insultes contre d'autres élus.

Suite à plusieurs plaintes, le Canton avait indiqué ne pas avoir la compétence juridique de le sanctionner. Mais l'Etat avait attiré l'attention du président du Conseil municipal sur «l'importance de la retenue qu'impose la dignité de la fonction».

De son côté, Carlos Medeiros a assumé ses propos. Selon lui, ce qu'il écrit sur son compte Facebook relève strictement de la sphère privée.

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