Actualisé 14.10.2013 à 12:45

Genève

Carouge résilie son contrat avec Partage

La ville genevoise a indiqué lundi avoir dénoncé le contrat qui la liait à l'association pour le ramassage de déchets.

Une grève paralyse l'association Partage depuis une cinquantaine de jours.

Une grève paralyse l'association Partage depuis une cinquantaine de jours.

Depuis plus de 50 jours, une grève paralyse l'association Partage. Les personnes en emplois de solidarité (EdS) qui y travaillent s'estiment exploitées.

Dans un communiqué, la Ville de Carouge a indiqué avoir développé le programme Cyclotri de levée quotidienne de déchets avec l'objectif de favoriser l'insertion socioprofessionnelle de chômeurs en fin de droits. Selon la commune, ce projet «n'a jamais été un prétexte à générer des économies».

Après avoir entendu toutes les parties, l'Exécutif municipal a écrit à la conseillère d'Etat Isabel Rochat, chargé du dossier, afin de proposer une revalorisation des salaires des EdS, ou tout au moins la possibilité d'attribuer une prime aux personnes engagées dans le cadre du programme Cyclotri.

Accusations

Devant le refus du Canton de discuter de cette proposition, et le temps pris par l'Etat pour faire la lumière sur les accusations des grévistes, Carouge a décidé de résilier le contrat avec Partage. Le travail effectué par l'association devrait être internalisé et deux postes devraient être créés au sein de la voirie communale.

Le syndicat interprofessionnel des travailleuses et travailleurs s'est félicité lundi de la prise de position de la Ville de Carouge par rapport à Partage. Il exige que la commune utilise «les 420'000 francs qu'elle versait annuellement à Partage pour créer des postes fixes à la voirie et engager des EdS».

Le SIT estime que depuis de trop nombreuses années, «des tâches municipales sont réalisées par des EdS avec des salaires nets de misère de 2800 francs mensuels». (ats)

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