Carrefour va racheter plus de 800 magasins Dia
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Carrefour va racheter plus de 800 magasins Dia

Le groupe français de grande distribution a signé une promesse d'achat pour reprendre plus de 800 magasins de l'espagnol Dia en France, numéro trois mondial du hard-discount.

Confronté au plongeon de ses ventes dans l'Hexagone, Dia avait annoncé en mai avoir lancé la vente de toutes ses activités dans le pays, où il emploie 7500 employés.

Plusieurs noms circulaient pour une potentielle reprise, notamment ceux des groupes Carrefour et Casino. Vendredi soir, son ex-partenaire Carrefour a annoncé avoir «signé une promesse d'achat dans le cadre d'un accord d'exclusivité avec Dia pour l'acquisition de la société Dia France, sur la base d'une valeur d'entreprise de 600 millions d'euros (731 millions de francs)».

«Cette opération contribuerait à la croissance du réseau multiformat de Carrefour sur son marché domestique. Elle permettrait de répondre au mieux aux besoins de ses clients en offrant des services adaptés à l'évolution de leurs modes de consommation», résume Carrefour.

Elle s'inscrit également dans la volonté de Carrefour, exprimée par son PDG en mars, de relancer son expansion, avec de nouvelles ouvertures notamment en France.

Pertes en France

Le groupe Dia, enseigne espagnole créée en 1979, s'était rapproché du Français Carrefour en 2000, avant de reprendre sa liberté et d'entrer en bourse en 2011.

La réalisation de la transaction annoncée vendredi soir est «subordonnée à la signature d'accords finaux suite à la consultation des instances représentatives du personnel de Dia France et à l'approbation des autorités de la concurrence compétentes», précise Carrefour.

Hors de l'Hexagone, grâce aux ventes en forte hausse dans les pays émergents, Dia affiche une bonne santé. Mais en France, ses ventes ont plongé de près de 11%, en raison d'une perte de vitesse du hard-discount, concurrencé sur les prix bas par les acteurs traditionnels de la distribution.

Dia France a enregistré en 2013 un chiffre d'affaires «sous enseignes» de 2,3 milliards d'euros.

Dans un communiqué séparé, le groupe Dia a confirmé avoir reçu «une offre ferme» pour une valeur d'entreprise de 600 millions d'euros, et précise que «la valeur finale de l'opération sera ajustée de la dette de Dia France et des éléments financiers selon l'usage dans ce type d'opération». (ats)

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