Proche-Orient: Carter appelle à un dialogue entre les Etats-Unis et le Hamas
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Proche-OrientCarter appelle à un dialogue entre les Etats-Unis et le Hamas

L'ex-président américain Jimmy Carter a appelé jeudi à Damas les Etats-Unis à engager «des négociations directes» avec le mouvement palestinien Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza pour aider au règlement du conflit israélo-palestinien.

Lors d'une conférence de presse à Damas, M. Carter a appelé «le gouvernement américain à entamer au plus tôt, des négociations directes avec le Hamas», un organisation classée comme terroriste par les Etats-Unis. Il a estimé «impossible la réalisation de la paix entre les Palestiniens et Israël sans l'implication du Hamas aux côtés du Fatah», le parti du président palestinien Mahmoud Abbas.

L'ex-président américain, en tournée régionale, est arrivé mercredi en Syrie où il s'est entretenu avec le président syrien Bachar al-Assad. M. Carter devait rencontrer jeudi soir les chefs des factions palestiniennes basées à Damas, notamment le leader du bureau politique en exil du Hamas Khaled Mechaal.

«Nous espérons voir des progrès pour l'unification des deux principales forces en Palestine, le Fatah et le Hamas», a-t-il ajouté, soulignant la volonté du gouvernement américain «d'être impliqué de façon plus active et plus solide dans le processus que lors des 16 années précédentes», soit depuis les accords d'Oslo.

M. Carter a aussi appelé à la libération des «11.700 Palestiniens emprisonnés en Israël, dont 400 femmes et enfants», ainsi que l'élargissement de «presque tous les candidats du Hamas élus au suffrage universel lors des législatives de janvier 2006».

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu «n'a toujours pas opté pour la solution à deux Etats et ne semble pas prêt à répondre à la demande du président Obama de geler la construction des colonies» dans les territoires palestiniens, a déclaré M. Carter.

Il a estimé que M. Netanyahu était l'otage de «plusieurs alliés qui lui permettent d'être Premier ministre et qui ont une attitude négative sur tout ce qui concerne Jérusalem et la souveraineté de la Palestine», en allusion aux partis d'extrême-droite et ultra-orthodoxes membre de sa coalition.

(afp)

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