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BerneCasser la vitre afin d'être sûr de survivre

Lorsqu'une voiture tombe à l'eau, il n'y a pas mille façons d'en sortir. Il n'y en a même qu'une seule.

par
David Maccabez

«Quand un accident se produit, ils nous faut plus d'acteurs et moins de spectateurs», estime le Bureau de prévention des accidents. Pour inoculer les bons réflexes aux conducteurs et aux témoins, le BPA et l'action Chevaliers de la route ont transformé hier la place fédérale en scène bien précise: celle d'un véhicule qui tombe dans l'eau.

«Près d'un quart des 464 personnes dont nous avons salué le courage sont intervenus dans ce cas de figure, précise Peter Matthys, président de l'action Chevaliers de la route. Mais nous nous rendons compte que, très souvent, les gens ne savent pas quoi faire. D'où l'importance de cette journée.» Le public a donc pu assister, en direct, à des démonstrations expliquant comme se sauver ou sauver quelqu'un d'une voiture qui coule. Et la règle est simple: sortir ou faire sortir par les fenêtres.

«Il ne sert à rien d'essayer d'ouvrir les portes, la pression de l'eau rend l'opération impossible», soutient Daniel Menna, porte-parole du BPA. Même si les vitres sont électriques, il faut privilégier ce moyen de fuite: «En principe, on a le temps de les ouvrir. Une voiture en bon état ne coule pas comme une pierre», poursuit Peter Matthys. Et s'il est impossible de les baisser, il n'y a pas d'autre choix que de casser une vitre latérale (lire encadré). Mais pas le pare-brise!

Le marteau, un objet à acquérir absolument

L'instinct de survie et la force du bras peuvent suffire à casser une vitre. Mais la technique la plus sûre reste d'acquérir un marteau brise-glace, qu'on peut trouver dans les commerces de détail. Il ne faut toutefois pas s'attaquer à n'importe quelle vitre: «Le pare-brise est en verre feuilleté, très résistant, en revanche les fenêtres latérales sont plus faciles à briser», explique Magali Dubois, déléguée romande du BPA. Pour nettoyer le verre qui reste accroché, on utilisera une chaussure ou on protégera ses mains avec ce qu'on a à disposition.

Le courage récompensé

Depuis 1969, plus de 450 personnes ont reçu le titre de Chevalier de la route. Cette distinction salue le courage de citoyens, qui ont su prendre les bonnes décisions et permis d'éviter le pire après un accident. Les chevaliers sont désignés par un jury, composé notamment de membres d'associations d'usagers de la route (ACS, TCS, ASTAG) et d'organismes de prévention (Fonds de sécurité routière). Dans la moitié des cas, les sauveurs sont intervenus dans les circonstances particulières (véhicule immergé ou en feu).

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