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IranCassis doit parler droits humains à Téhéran

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis se rendra samedi en Iran. Amnesty International l’appelle à placer en tête de ses discussions les droits humains après la terrible vague de répression que le pays vient de vivre.

Ignazio Cassis est attendu en Iran samedi.

Ignazio Cassis est attendu en Iran samedi.

KEYSTONE

À l’occasion de la visite d’Ignazio Cassis en Iran, Amnesty International l’appelle à placer les droits humains en tête des discussions avec Téhéran. La «terrible vague de répression en Iran» ne peut être éludée du 100e anniversaire des relations diplomatiques.

«Nous appelons le ministre des Affaires étrangères Ignazio Cassis à prendre position – lors de sa visite de samedi à lundi à Téhéran – sur les effroyables violations des droits humains dont sont victimes les manifestants pacifiques en Iran», écrit Amesty International (AI) jeudi dans un communiqué.

Le ministre suisse est invité à faire de même «sur la torture systématique des détracteurs du gouvernement dans le pays», déclare Michael Ineichen, responsable du plaidoyer à la Section suisse d’AI, selon le communiqué.

«En tant qu’Etat-hôte du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la Suisse devrait s’exprimer fermement contre les graves violations des droits humains commises en Iran et exhorter le gouvernement iranien à respecter les principes fondamentaux du droit international.», insiste le texte.

Observateurs indépendants

Pour AI, «des observateurs indépendants doivent être autorisés à se rendre dans le pays pour enquêter sur la vague d’arrestations, de disparitions forcées, de tortures et d’assassinats dont ont été victimes des manifestants pacifiques.»

L’ONG de défense des droits humains appelle également la Suisse à se positionner à propos de l’impunité systématique dont continuent de bénéficier les auteurs de violations de ces droits en Iran. Il s’agit notamment de soutenir une enquête menée par l’ONU pour s’assurer que les auteurs de ces violations soient identifiés et traduits en justice, et que de tels actes ne se reproduisent pas.

Dans un rapport publié mardi, Amnesty International a documenté des violations des droits humains contre les personnes arrêtées dans le cadre des manifestations qui ont eu lieu dans tout le pays en novembre 2019.

Parmi les victimes de la répression en cours figurent plusieurs défenseurs des droits humains, dont l’avocate Nasrin Sotoudeh. Cette dernière a entamé une nouvelle grève de la faim alors qu’elle est toujours détenue par les autorités iraniennes.

(ATS/NXP)

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