Actualisé 21.09.2017 à 07:28

BerneCassis et Burkhalter, pas les mêmes face à l'Europe

Après un Didier Burkhalter très ouvert vis-à-vis de Bruxelles, le nouvel élu pourrait bien suivre l'UDC dans sa méfiance envers l'Union européenne.

de
Pauline Rumpf, Berne
Les deux PLR ne sont pas 100% sur la même longueur d'onde pour ce qui est de la voie bilatérale avec l'Union européenne.

Les deux PLR ne sont pas 100% sur la même longueur d'onde pour ce qui est de la voie bilatérale avec l'Union européenne.

Keystone/Gabriele Putzu

L'Assemblée fédérale a rendu hommage mercredi matin à Didier Burkhalter et à son travail aux Affaires étrangères. Celui qu'on surnommait la «souris grise», pour son intelligence discrète, s'est beaucoup engagé pour la voie bilatérale avec l'Union européenne.

Son successeur, s'il dit vouloir consolider cette voie avec une certaine flexibilité, est plus flou sur la forme qu'elle doit prendre: accord cadre ou non. L'UDC espère bien en tirer parti. «Monsieur Cassis nous a dit qu'il voulait presser le bouton «reset» avec l'UE, qu'il ne voulait pas des juges étrangers, d'une clause guillotine ou de l'application automatique des lois et de la justice de Bruxelles, explique Albert Rösti, président du parti agrarien. J'espère qu'il se rappellera qu'il a été élu grâce aux près de 70 voix de l'UDC.»

Cassis élu: réaction d'Albert Rösti

Le président de l'UDC Suisse et conseiller national bernois réagit à l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral.

C'est ce que craint la gauche, qui juge le nouvel élu « otage de l'UDC », selon l'expression de Daniel Brélaz (Verts/VD). «Un accord bilatéral est nécessaire, peu importe comment il le nomme, assène Roger Nordmann, président du groupe parlementaire socialiste. Si Ignazio Cassis récupère les Affaires étrangères, on sera coopératifs pour amener des solutions, mais on se défendra contre les absurdités.» Si c'est cette configuration qui est choisie par le Conseil fédéral vendredi, la représentation de la Suisse à l'étranger pourrait donc passablement évoluer.

Cassis élu: l'analyse de Daniel Brélaz

Le Vaudois, ancien syndic de la ville de Lausanne et conseiller national membre des Verts réagit à l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral.

Cassis élu: réaction de Roger Nordmann

Le socialiste et conseiller national vaudois réagit à l'élection du Tessinois au Conseil fédéral.

«Tout ça pour ça»

La presse romande juge l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral «sans surprise» et très «vite pliée». La revue de presse en cliquant ici.

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